Duà

Musée Ingres Bourdelle - Montauban

Art, Exposition

Ferdinand Philippe d’Orléans (1810-1842). Images d’un prince idéal

Rassemblant des œuvres historiques provenant des plus belles collections publiques et privées au premier rang desquelles celles du Louvre et du musée Ingres Bourdelle, cette exposition inédite dessine le portrait d’un prince idéal : Ferdinand Philippe d’Orléans.

Ajouter à mon calendrier

Visites guidées

  • Les dimanches 20 et 27 juin à 17h
  • Tous les mercredis, jeudis et samedis de juillet et août à 17h
  • Tous les dimanches de septembre à 17h

L'exposition

Et si, en définitive, le prince charmant n’était pas qu’un mythe ?

Oublié aujourd’hui dans les soubresauts de l’histoire, Ferdinand Philippe d’Orléans, héritier du trône français entre 1830 et 1842, jouissait d’un rayonnement considérable en son siècle. C’est grâce au génie d’Ingres que son élégante silhouette hante encore notre imaginaire, non sans un sentiment funeste puisque ce portrait, acquis par le Louvre en 2005, est la dernière effigie pour laquelle le prince a posé, avant de mourir dans un accident.

Profondément affecté par la disparition tragique de son mécène alors âgé de 32 ans, Ingres ne peindra aucun nouveau portrait masculin par la suite.

Un prince moderne promis au trône

L’exposition propose de parcourir la vie du prince à travers près de 200 oeuvres depuis sa naissance en exil à Palerme, jusqu’à la veille de sa mort, à Paris. Dessins, gravures et sculptures révèlent l’éducation moderne reçue par ce prince, élevé au sein d’une famille de haut rang et noble, que la révolution de 1830 promeut comme héritier du trône français.

Soudain exposé dans les journaux de l’époque, associé à la propagande élaborée au service de son père et de la famille d’Orléans, il devient aussi la cible de nombreuses caricatures politiques.

Un mécène totalement ancré dans son époque

Le parcours de l’exposition se poursuit par l’évocation de son remarquable mécénat artistique. Conscient de son rôle de futur souverain, Ferdinand Philippe d’Orléans soutenait, en effet, tous les artistes vivants de son temps. À partir de 1832, il dispose pour sa maison d’un budget spécifique et peut dès lors mettre en place un mécénat durable et ambitieux.

Il passe commande à des artistes ou achète des oeuvres d’Ingres, Barye, Delacroix, Scheffer ou encore Corot et constitue, en une décennie, une collection au goût moderne, fastueux et indépendant, aujourd’hui dispersée mais à laquelle l’exposition entend redonner partiellement vie.

Le destin brisé d’un homme à jamais idéal

Incarnation des espoirs d’une dynastie, d’une nation mais aussi de la communauté artistique, Ferdinand Philippe est resté un prince idéal préservé des désillusions du pouvoir.

Sa mort brutale et précoce en 1842, alors qu’il est âgé d’à peine 32 ans, a soulevé une grande émotion dans sa famille et dans tout le pays. À l’aune de cette vague de tristesse ressentie par une grande partie de la population, d’importantes commandes de monuments funéraires et commémoratifs ont été passées aux artistes les plus célèbres, parmi lesquels les sculpteurs Pradier et Triqueti et le peintre Ingres qui se remit à l’ouvrage pour la propagation et la fixation durable de l’image du futur roi regretté.

L’enjeu central de l’exposition sera de montrer la tension entre images et idéal.

 

  • Partenariat scientifique 
    Musée du Louvre - Musée Ingres Bourdelle
  • Commissariat
    • Commissariat général :
      Florence Viguier-Dutheil, Conservateur en chef, Directrice du musée Ingres Bourdelle
    • Commissariat scientifique :
      Stéphanie Deschamps-Tan au département des Sculptures au musée du Louvre
      Côme Fabre au département des Peintures au musée du Louvre

Expositions d’été du musée Ingres Bourdelle