Information, Santé

La Ville de Montauban interdit la vente et l’utilisation du gaz hilarant aux mineurs

Soucieux de la santé de la jeunesse montalbanaise, le Maire de Montauban, Axel de Labriolle, a adopté un arrêté municipal interdisant la vente aux mineurs, la détention, la consommation ainsi que l’abandon sur l’espace public des récipients ou cartouches de gaz hilarant, une substance chimique utilisée pour ses effets euphorisants.

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Un usage détourné du gaz hilarant

Vous avez peut-être déjà vu des cartouches ou bonbonnes au jardin des Plantes ou à la Roseraie, sur les bancs de la coulée verte, aux abords des lycées mais également en centre-ville. Utilisées dans le domaine médical pour atténuer la douleur, ces cartouches de gaz sont, en temps normal, à usage alimentaire et sa commercialisation en vente libre l’a rendu accessible à tous.

Le « proto »,  proto xyde d’azote plus connu sous le nom de gaz hilarant, a été détourné de son usage par la jeunesse pour devenir une drogue dont l’usage ne cesse de prendre de l’ampleur. Cet usage détourné consiste à inhaler le gaz par le biais d’un ballon de baudruche. Les personnes recherchent à travers sa consommation, un effet rapide et euphorisant, ils se retrouvent durant quelques secondes en état d’excitation avec des effets d’ivresse, d’étourdissement, et de rires incontrôlables.

Des risques majeurs pour la santé

La durée d’action du gaz étant très courte, les utilisateurs multiplient les prises et dès lors s’exposent à des risques majeurs pour leur santé. L’usage répété et à intervalles rapprochés peut causer de sévères troubles neurologiques, hématologiques, psychiatriques ou cardiaques, de même qu’un usage occasionnel peut engendrer des brûlures par le froid du gaz, une asphyxie par manque d’oxygène, des vertiges, des pertes de connaissance ou encore des chutes. Les cas de décès ou d’accidents se multiplient en France.

Ce phénomène engendre également de nouvelles problématiques sur la voie publique auxquelles les collectivités locales tentent de faire face: troubles à la tranquillité publique, nuisances sonores répétées, regroupements, jets ou abandons des cartouches dans les rues par les consommateurs...