Le doc' du moment

Chaque trimestre, un nouveau document ou objet à découvrir.

Chaque trimestre, le Pôle Mémoire met en avant un document ou un objet conservé dans ses fonds ou ses collections. Découvrez toute leur variété et leur richesse !

     

    Fonds photographique Langlade : le dressage de chien

    Janvier-Mars 2021

       

      En 2015, la famille Langlade donnait au Pôle Mémoire plus de 15 000 photographies produites par trois générations de photographes. Une bonne partie des plaques de verre issues de ce fonds sont accessibles sur la bibliothèque numérique ‘’Mémorabilia’’. N'hésitez pas à feuilleter cette quarantaine d'albums photos, plus de 2 200 vues, qui témoigne du quotidien des membres de cette famille tout au long du XXe siècle.

      Si les plaques de verre laissaient voir les essais ou encore les prises de vue audacieuses, ces albums renferment des images du quotidien, des enfants qui grandissent, des vacances et des excursions, des lieux visités ou habités mais aussi des scènes insolites comme cette série retranscrivant le dressage du chien...

      L’ouvrage de propagande nazie Der Pudelmops dackelpinscher 

      Octobre-Décembre 2020

         

        Cette numérisation présente la couverture de l’ouvrage Der Pudelmops dackelpinscher qui a été donné par un particulier au Musée de la Résistance et du Combattant en 2020.

        Ecrivain et journaliste allemand antisémite, Ernst Hiemer travaille, depuis 1920, en étroite collaboration avec Julius Streicher, fondateur du journal antisémite Der Stürmer (L’Assaillant).

        En 1940, Ernst Hiemer écrit Der Pudelmops dackelpinscher und andere Besinnliche Erzählungen (Le Corniaud et autres récits édifiants) destiné à l’endoctrinement de la jeunesse allemande. Dans chacun des chapitres, il présente un animal classé comme nuisible qu’il compare aux Juifs. Le titre de l’ouvrage correspond au 8e chapitre qui est consacré à un petit chien regroupant plusieurs races (le caniche, le carlin, le teckel et le pinscher). Ce chapitre présente «   le Juif   » comme un animal bâtard nuisible à la race aryenne.

        Cet ouvrage, extrêmement intéressant pour appréhender les mécanismes de la propagande nazie sur les plus jeunes, vient compléter les riches collections du Musée de la Résistance et du Combattant de Montauban.

        Portrait d’Antoine Bourdelle par Camille Langlade

        Juillet - Septembre 2020

             

            Dans les années 1880, Camille Langlade suit à Montauban le travail d’Antoine Bourdelle. C’est ce qu’on voit sur cette plaque de verre. Le cliché semble avoir été retouché, pour en tirer encore une meilleure image, altérée d’avoir tant été montrée...

            C’est que l’image vaut le coup d’œil...

            Une photographie du résistant Victor Moulin

            Avril - Juin 2020

                 

                Cette photographie provient du fonds versé en 2019 par la famille de Victor Moulin, ancien résistant.

                Marié et père de deux enfants, Victor Moulin est mobilisé en 1939 au 154e Régiment d’Artillerie de Position. Démobilisé en 1940, il rejoint la vie civile et travaille comme chimiste au Laboratoire central des Industries mécaniques à Montauban. Hostile aux décisions prises par le gouvernement à l’Armistice, il entre dans la Résistance le 1er mai 1941 après avoir lu Combat.

                Souhaitant retracer le parcours de son père, Elisabeth Moulin avait contacté le Musée de la Résistance et du Combattant pour consulter ses fonds documentaires. Désirant faire numériser ses documents personnels pour enrichir les fonds du musée, elle décidera finalement d’en donner une grande partie. Inventoriés, ces documents originaux permettront de faire perdurer le devoir de mémoire porté par le musée.

                • Retrouvez ce document et l’ensemble du fonds en salle de consultation du Pôle Mémoire (sur RDV).

                Vue du quartier Montplaisir

                Janvier - Mars 2020

                     

                    Cette photographie provient d’un fonds versé par le service communication. Il est actuellement en cours de traitement par les Archives municipales.

                    Ce fonds d’archives témoigne de l’histoire de la ville, entre la fin des années 60 et le début des années 2000, à travers différents reportages photographiques (élus, personnel, festivités, travaux, bâtiments…).

                    Cette photographie est issue d’un reportage de 80 vues aériennes réalisé sur l’ensemble de la ville. Daté du 22 mai 1969, il a été effectué par Raymond Delvert, grand photographe aérien du milieu du 20e siècle.

                    Le projet de construction de cet ensemble de 320 logements date de 1965. Deux phases se sont succédées : 120 pavillons ont été construits en 1967 puis 200 logements collectifs en 1968. Il a donné naissance au quartier Montplaisir.

                    Aujourd’hui, 50 ans après, nous pouvons constater combien la ville s’est étendue !

                    • Retrouvez ce document et l’ensemble du reportage en salle de consultation du Pôle Mémoire (sur RDV).

                    Carte postale des inondations de 1930

                    Octobre - Décembre 2019

                       

                      Cette carte postale appartient à un fonds d’environ 3000 cartes conservées au Pôle Mémoire (Mémo-Patrimoine).

                      Les inondations de 1930 ont profondément marqué la mémoire locale, de par l’importance de la crue, mais aussi par sa rapidité. On le devine sur cette image : des barques et autres embarcations ont servi à évacuer ce quartier de Sapiac, le premier touché à Montauban, au milieu de la nuit. Les sauvetages se poursuivent le lendemain alors que l’eau continue de monter. Elle atteindra près de 12 m. à certains endroits.

                      On ne voit pas le déroulé de ces sauvetages des personnes sinistrées, pas plus que leur peur et leur désarroi alors que les maisons inondées vont, pour une grande partie d’entre elles, s’écrouler.

                      Cette carte postale témoigne des attentions portées aux lieux sinistrés : des «  touristes  » venus se rendre compte de l’étendue des dégâts ou encore des officiels désireux d’entendre la population.