Maison du Crieur

Véritable lieu d’exposition et de rencontre au cœur de Montauban, la Maison du Crieur accueille le public pour des animations et des expositions.

Le lieu et son histoire

Le 2 rue Gillaque est un immeuble du 18e siècle conservant quelques beaux vestiges plus anciens, notamment une tourelle du 15e et une galerie du 17e, et donnant sur la fière et belle place Nationale. Si certains, plus âgés, se souviennent qu’il fut un hôtel-restaurant – « Le Toulousain » – très en vue dans les années 50, bon nombre de Montalbanais le connaissent pour la tête énigmatique qui orne l’un de ses angles et qui semble crier. Selon les dires de la tradition orale, c’est sous elle que le crieur public annonçait les prix fixés des marchandises et autres annonces légales.

Restauré par la Ville de Montauban, l’immeuble accueille aujourd’hui au rez-de-chaussée la Maison du Crieur, véritable lieu d’exposition et de rencontre.

Le crieur

Chaque samedi à 11h44 (en référence à la date de fondation de la ville de Montauban en 1144) , le crieur annonce le programme culturel de la ville ! Il vous fera découvrir le patrimoine culturel de notre cité mais également sa malle !

Elle contient des objets au premier abord insolites ou mystérieux mais qui renvoient tous à une belle histoire montalbanaise. Petits et grands, le crieur vous attend !

Les animations

Conférences sur des thématiques diverses, ateliers pour les petits et les grands, mini-concerts organisés avec le Rio Grande (Scène de Musiques Actuelles de Montauban), rendez-vous artistiques avec les élèves du conservatoire de musique et de danse, livres et revues à lire sur place, une "trouvaille" mensuelle dans la vitrine...

Tout au long de l'année, de nombreuses animations sont proposées à l'intérieur et à l'extérieur de la Maison du Crieur !

L'exposition en cours

Costumes d'opéra

Du 1er au 30 octobre 2021

Une exposition de costumes et d’accessoires fabriqués dans les ateliers du Théâtre du Capitole.

En partenariat avec le Théâtre du Capitole de Toulouse.  Dans le cadre du Festival Passions Baroques (1er- 10 octobre : concerts, spectacle, avant-scènes, conférence, rencontres, cinéma, bal baroque, actions pédagogiques jeune public…).

Festival organisé par Les Amis des Passions sous la direction artistique de Jean-Marc Andrieu.

Plus d'informations : les-passions.fr 

L'exposition à venir

Tout sera oublié

Du 6 au 27 novembre 2021

Images de Pierre Marquès extraites du roman graphique publié avec Mathias Énard (éditions Actes Sud BD, 2013) 

Vingt ans après la guerre en ex-Yougoslavie, on demande à un artiste d’imaginer un monument aux morts qui ne soit «  ni serbe, ni bosniaque, ni croate. Quelque chose qui ne soit pas partisan. Qui prenne en compte les souffrances de tous les camps  ».

Mais comment faire quand tout a disparu ? Quand les histoires personnelles sont terrifiantes et la réconciliation impossible ? Quand il ne reste qu’une piste de bobsleigh avalée par la nature ? Un pont reconstruit pour les besoins de la circulation ? Des chaises vides ?

C’est alors que commence une traversée des ruines de cette guerre balkanique. «  Les souvenirs, les traces, les marques sur les façades, sur les visages... le passé devient la seule façon de voir le présent  ».

Pour ce livre dont le texte est signé par Mathias Énard, l’artiste Pierre Marquès a retravaillé à la gouache des photographies issues de ses voyages dans les Balkans et en Pologne. Une trentaine de planches originales seront présentées dans cette exposition.

Autours de l'expo

  • Rencontre-vernissage avec Pierre Marquès et Mathias Énard 
    Vendredi 19 novembre à 18h - Gratuit sur réservation

Mathias Énard et Pierre Marquès ont collaboré à plusieurs reprises, notamment pour le roman graphique Tout sera oublié dont une trentaine de planches originales sont exposées à la Maison du crieur à l’occasion du festival Lettres d'automne.

«  Cette œuvre atypique dit, avec force et mélancolie, le spleen de deux Européens d’aujourd’hui devant les ruines d’une Europe disparue.  »  Catherine Simon, Le Monde des Livres

 

  • Les rendez-vous de Dire-Lire #2 avec les lecteurs amateurs de Confluences 
    Mercredi 24 novembre à 13h - Gratuit sur réservation

À l’heure du café, les lecteurs amateurs de Confluences vous donnent rendez-vous pour une pause lecture, un moment pour partager le plaisir des mots. À voix haute, ils vous proposent de (re)découvrir une œuvre faisant écho au thème de l’édition.

Les précédentes expositions

Du 2 au 25 septembre 2021

Elle affiche la couleur

Depuis plus de 10 ans, Marie Arnaud collecte, récupère, arrache, découpe une multitude de papiers de tous types en privilégiant l’ancien, le vieux, celui qui a déjà une histoire, un vécu. Du plus loin qu’elle se souvienne, la collecte a démarré par les affiches de concerts, d’événements… ceux auxquels elle allait : du rock, du punk, du cirque, du théâtre de rue. Il y a également les vieux journaux, les vieilles tapisseries glanées dans les vides greniers, les brocantes et partout ailleurs...


Elle vient du milieu de l’imprimerie, environnement qu’elle adore mais à un poste qui ne lui convenait pas : infographiste. Après quelques années de salariats divers et variés et autres expériences professionnelles elle a eu la chance de faire sa première exposition à Montauban, dans le restaurant de Marie et Stéphane, « l’Étoile ». Montauban, qui lui fournit nombre d’affiches du Rio, cette salle qu’elle affectionne particulièrement.

Lorsqu’elle débute une toile elle ne sait absolument pas où elle va aboutir. Elle part d’une idée ou d’un élément graphique qui lui plaît dans ce qu’elle a collecté et puis elle le confronte à la tonne de papiers dont elle dispose. Naturellement des associations se créent, un univers ou une direction se dégage et petit à petit son tableau se construit.

Marie Arnaud qui vit et travaille à Rabastens dans le Tarn,  expose depuis 2010 d’Arcachon à Toulouse en passant par Bordeaux, Albi, Nantes, Revel, Lyon…

Du 5 au 28 août 2021

Résonance...s

 

Micheline Boursiac Petit se forme aux Arts appliqués à Paris et aux Arts plastiques à Toulouse. Depuis 1972, elle enseigne les arts plastiques en collège et lycée à Montauban. En parallèle, elle a sa création personnelle qui l’occupe à plein temps depuis 2009, date de son départ à la retraite. Elle a exposé aux Châteaux de Bruniquel, à la Maison de la Culture de Benasque en Espagne (Aragon), à la galerie Claire de Villaret à Paris, à la Galerie Page à Biarritz, à l’ARSEAA St Simon à Toulouse….

«   Chez Micheline Boursiac-Petit, l’imaginaire a instauré le branle-bas de come-back permanent. L’art est ici contemporain des premiers regards de l’humanité sur le monde. Du temps où le regardeur participait du mystère sans chercher à le dominer. Micheline Boursiac-Petit, appartient à cette très ancienne famille d’artistes « chasseurs-cueilleurs  », d’avant la colonisation de la nature. Son oeuvre nous enseigne à passer du temps devant les choses ; à pratiquer la lenteur comme un savoir-vivre.
Un art du laisser-aller comme une clé vers la compréhension de soi.
 »
François-Henri Soulié

Du 3 au 31 juillet 2021

Matière et manière...

Christian André-Acquier vit et travaille à Montauban où il est né en 1945.Aprés avoir été chorégraphe, avoir composé de la musique, il s’est mis à l’écriture autour de trois œuvres de Bourdelle (le Monument de 1870, le Centaure et Pénélope) chaque fois accompagnées de films remarquables ! Mais son violon d’Ingres principal est et reste la pratique et l’enseignement de la sculpture au sein de l’Espace Bourdelle cette école dont il fut le Fondateur en 1998. Dans le cadre de cette association unique dans le Grand Sud, il a organisé plusieurs manifestations d’envergure telles les Rencontres européennes de Sculpture, le 150ème anniversaire de la naissance de Bourdelle et un Festival annuel de Sculpture.

La Maison du Crieur présentera au travers de l’exposition « Matière et Manière… » une rétrospective de sa création personnelle déjà exposée à Barcelone, Milan, Hanovre, Brême, Paris, Tokyo, aux USA et un peu partout en France où il reçut plusieurs Prix dont le Grand Prix des Métiers d’Art.

Nombre de ses créations font partie de collections privées et publiques dans le monde entier.

«  C’est l’élan qui est la loi suprême  » nous dit Bourdelle. C’est dans cet esprit que s’inscrit cette exposition retraçant près de 50 ans de création, nous faisant voyager entre figuration et abstraction au travers de matériaux nobles tels que le bois, le verre, le bronze et le marbre.

Du 2 avril au 12 juin 2021

Jessica Nodin : #Devant derrière

Motivée par l’hétéroclisme générationnel de son public, Jessica Nodin présente une «  double-expo  ».

Un premier espace «  tout public  », #Devant, accueillera les curieux de tous bords et de tous âges pendant qu’un second, #Derrière, sera réservé à un public majeur, averti et vacciné - masqué suffira ! - préservant ainsi la sensibilité des plus jeunes.

En effet, abordant à travers ses dessins et installations, avec force, humour, érotisme, poésie, parfois même avec violence, différents sujets des plus actuels aux plus existentiels, des plus bouleversants aux plus absurdes, #Devant-derrière se propose être une exposition aussi ludique que tragique, presque pédagogique.

L’artiste sera présente durant l’événement afin d’échanger avec les visiteurs.

Née en 1983 à Montauban, diplômée de l’École Supérieure des Beaux Arts de Nîmes, Jessica Nodin est une artiste plasticienne pluridisciplinaire qui vit et travaille à Montauban.

Ayant toujours aspiré à devenir psy ou humoriste, c’est par le biais d’un certain sens de la bouffonnerie qu’elle crée en jouant avec les formes et les mots.

À la manière du «  fou de cour  », entre irrévérence, légèreté, érotisme, violence et humour noir, elle invite à la réflexion autant qu’elle essaie, parfois périlleusement, d’amuser la galerie...

Du 5 au 27 mars 2021

«  Autour de la Danse  » de Délie Duparc

Programmée initialement dans le cadre de Mars en Danse 2021, temps fort de l’art chorégraphique dans la cité d’Ingres, et malgré le report de celui-ci, la Mairie a souhaité maintenir cette exposition pour rappeler son soutien, au travers de cette exposition, au monde de la culture et à ses actrices et acteurs.

"Chercher l'expression de la vie, et en particulier le mouvement, a toujours été le moteur de mon travail. La danse, en ce qu'elle est à la fois recherche de beauté, et d'expression des émotions par le mouvement, est donc un sujet idéal, inspirant et passionnant."
Délie Duparc

"Ancienne élève de l'Académie de peinture d'Henri GOETZ, mais possédant une excellente connaissance de l'anatomie humaine, Délie DUPARC détient autant de clés initiatiques qui témoignent de sa fascination du vivant et qui la définissent comme une artiste aussi complète que complexe (…). Artiste peintre et sculpteur, éminemment femme, elle nous livre une œuvre à son image : élégante, généreuse et sincère."
Marie-Laure MORET

www.delie-duparc.com

Du 4 au 28 février 2021

Découpage et pliage par Hélène Schwartz

Diplômée de l’école des Beaux-arts de Toulouse, Hélène Schwartz vit et travaille en Tarn-et-Garonne. Ses créations sont inspirées de l’art du kirigami, nom japonais de l'art du coupage de papier (mot composé de kiru - couper - et de kami - papier).

Elle imagine, découpe et monte des sujets 3D en papier. Elle développe son activité de créations en papier avec des jeux (paper toys), des cartes animées (pop-up) des suspensions et des mobiles, des marionnettes, des scénettes et des kirigami de toutes sortes.

De ses nombreux voyages au pays du soleil levant, elle apprend à alléger ses oeuvres et à se concentrer sur la simplicité et la lisibilité de ses créations. Elle réalise également des modèles pour des magazines jeunesse (Wakou, Peppa Pig, Toboclic et Mobiclic entre autre) et anime régulièrement des ateliers pour les jeunes dans le département.

Du 6 au 30 janvier 2021

Le paradoxe de Noé - Sauver une espèce au détriment d’une autre

Le Paradoxe de Noé est un documentaire photographique de François Devos, né à la suite de la question de son fils aîné Stanisław : «  Papa c’est quoi une forêt primaire ?  ». 

En 1979, Białowieża, l’une des dernières forêts primaires d’Europe, est classée Patrimoine Mondial de l’Humanité. Le classement de ce site, âgé de plus de 10 000 ans, a imposé aux habitants certaines règles strictes. Certes une rare biosphère et des espèces menacées tels que le loup et le bison sauvage ont été sauvées, mais au détriment de l’espèce humaine. Les natifs ont accepté en grande majorité ces contraintes et se sont adaptés, revenant à un mode de vie traditionnel, car ils savent que c’est le seul moyen de préserver cet écrin naturel de la main de l’Homme. Ils vivent en harmonie dans cette forêt hercynienne sacrée. Mais seuls les anciens ont décidé de rester. Les jeunes sont partis vers d’autres horizons et un meilleur avenir financier. Le tourisme de masse se développe et remplace peu à peu la dernière génération des habitants de la forêt de la «  Tour Blanche  ».

Pendant trois ans, François Devos est parti à la rencontre de ces habitants, en compagnie de son fils, à la lumière d’un rare et vieux document daté 1912, réalisé par le dessinateur Antoni Kamieński (1860-1933), réunissant 14 planches illustrant le mode de vie dans cette forêt hercynienne sacrée.

Il a réalisé ses photographies auprès de cette dernière génération d’habitants, à l’aide de film noir et blanc et d’un appareil moyen format ancien, afin de continuer cet ouvrage et de comparer les modes de vies à des époques différentes.

François Devos

François Devos, dit «  Paco  », né en 1975, est un photographe indépendant français basé à Varsovie.

Il dessine depuis son enfance et étudie l’Histoire de l’Art. Depuis 2003, il réalise des documentaires photographiques sur les différents aspects de la Pologne. En tant que photojournaliste, il essaye de témoigner des différents événements en Europe.

Il crée la Piksit Factory, spécialisé dans la communication par l’image. Il est également contributeur pour le magazine Rolling-Stone France.

Il est membre de Hans Lucas et membre de l’Association Internationale des Journalistes et photojournalistes indépendants (New-York).