Maison du Crieur

Véritable lieu d’exposition et de rencontre au cœur de Montauban, la Maison du Crieur accueille le public pour des animations et des expositions.

Le lieu et son histoire

Le 2 rue Gillaque est un immeuble du 18e siècle conservant quelques beaux vestiges plus anciens, notamment une tourelle du 15e et une galerie du 17e, et donnant sur la fière et belle place Nationale. Si certains, plus âgés, se souviennent qu’il fut un hôtel-restaurant – « Le Toulousain » – très en vue dans les années 50, bon nombre de Montalbanais le connaissent pour la tête énigmatique qui orne l’un de ses angles et qui semble crier. Selon les dires de la tradition orale, c’est sous elle que le crieur public annonçait les prix fixés des marchandises et autres annonces légales.

Restauré par la Ville de Montauban, l’immeuble accueille aujourd’hui au rez-de-chaussée la Maison du Crieur, véritable lieu d’exposition et de rencontre.

Le crieur

Chaque samedi à 11h44 (en référence à la date de fondation de la ville de Montauban en 1144) , le crieur annonce le programme culturel de la ville ! Il vous fera découvrir le patrimoine culturel de notre cité mais également sa malle !

Elle contient des objets au premier abord insolites ou mystérieux mais qui renvoient tous à une belle histoire montalbanaise. Petits et grands, le crieur vous attend !

Les animations

Conférences sur des thématiques diverses, ateliers pour les petits et les grands, mini-concerts organisés avec le Rio Grande (Scène de Musiques Actuelles de Montauban), rendez-vous artistiques avec les élèves du conservatoire de musique et de danse, livres et revues à lire sur place, une "trouvaille" mensuelle dans la vitrine...

Tout au long de l'année, de nombreuses animations sont proposées à l'intérieur et à l'extérieur de la Maison du Crieur !

Célébrités et Patrimoine de Montauban
Olympe de Gouges, Jean-Auguste-Dominique Ingres, Antoine Bourdelle, Hugues Panassié, François Desnoyer, le film Les tontons flingueurs, les musées montalbanais, l'art urbain, le rugby... La Maison du Crieur vous propose de découvrir en vidéo les célébrités et le patrimoine de Montauban.
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L'exposition en cours

Les précédentes expositions

Du 7 au 30 juillet

Capteur d’images, Didier Aymard propose des photos qui valent mille mots et nous entrainent dans un voyage immobile autour du Monde. Huit pays visités en 3 ans, 8 mois à l’étranger et au résultat un éblouissement de couleurs et de paysages pour notre regard.

Du 13 au 25 juin 2022

Festival organisé par l’Association Espace Bourdelle sur le thème : Origine-Horizon(s)

5 lieux d'exposition en accès gratuit sur toute la quinzaine du festival, dont la Maison du Crieur.

Ce festival est une traduction de la vitalité et de la diversité de la sculpture de ce temps, dans tous ses états et ses prolongements. L’invité d’honneur, Michel Zachariou, sculpteur lotois, donnera le ton de la thématique à travers une installation de ses oeuvres accompagnée de toiles de ses amis peintres.

Du 5 au 28 mai 2022

Les oiseaux d’Hermann Heinzel

Du 5 au 28 mai 2022

Dans le cadre du Festival Dess'Ingres

D’une enfance marquée par la seconde guerre mondiale est né un amour inconditionnel pour les oiseaux. Hermann Heinzel, né en Pologne en 1939 est devenu depuis ornithologue et illustrateur naturaliste de renom. Il a publié de nombreux ouvrages traduits dans plusieurs langues dont le «  Guide Heinzel des oiseaux d’Europe  » qui abrite 3 000 dessins d’oiseaux Européens. Une exposition pour découvrir son talent et son travail.

Du 1er au 30 avril  2022

Artiste montalbanais autodidacte, Olivier Daunat compose des univers urbains très denses faits de machines réelles et imaginaires, de zones industrielles saturées, d’immenses gares désertées de tout humain, comme abandonnées soudainement, laissant là wagonnets, camions, silos et grues …

Dans ce silence assourdissant où est notre place ? Spectateurs d’un monde que nous avons contribué à fabriquer, qui nous échappe, étrange autant qu’inquiétant comme un rêve éveillé ! Il use ainsi son crayon des heures durant sans jamais gommer ni recommencer. De ses immenses fresques urbaines et grises, se dégage une tendre poésie.

Exposé dans nombre de galeries mais aussi au Musée de la Création Franche de Bègles et au Musée des Arts Buissonniers, Olivier Daunat propose ses créations dessinées comme en avant-gout du Festival Dess’Ingres prévu en mai à Montauban.

Du 3 au 26 mars 2022

Dans le cadre des Journées Olympe de Gouges 2022

 

 

La grande Mag s’amuse depuis l’enfance à organiser les formes et les espaces. Cette pratique presque vitale pour elle, l’a conduit aujourd’hui à développer une œuvre pluridisciplinaire mêlant collages, installations, créations textiles et peintures murales. Très observatrice, avec du sens du détail et un goût certain pour la couleur qui danse sur la rétine, l’artiste crée à partir de motifs, de figures et de lettres assemblées. Elle donne ainsi naissance à des compositions douces, poétiques et parfois décalées.

Yellow, en cette période de pandémie qui s’étire, devant les difficultés du quotidien et l’incertitude du futur, il ne faut pas oublier le pouvoir de la couleur sur la rétine. La vibration positive que produit l’œuvre d’art se propage jusqu’au cerveau, le cœur soudain palpite, le sourire se hisse haut. Yellow, une exposition de collages crée autour de la couleur jaune.

«   J’ai commencé de créer Yellow pendant le premier confinement, je sentais la peur et la détresse autour de moi, en tant que mère, en tant que soignante. Je voulais ramener de l’espoir dans la tourmente que nous traversions tous. La couleur jaune a été déterminante pendant tout mon travail, elle a été mon phare. Attablée dans l’atelier, j’ai amassé des images, sélectionné et découpé des éléments, les ai associés, mariés, jusqu’à obtenir un résultat qui fasse joyeusement écho en moi.   »

Yellow est ainsi composée d’une vingtaine de collages, certains rebrodés, d’autres habillés d’un cadre crocheté, le tout dans une atmosphère dynamique mais aussi intimiste.

Du 3 au 26 février 2022

 

« Née à Bruxelles en 1957, je découvre le Quercy en 1976, et ne le quitterai plus, charmée par sa douceur mêlée à ses nombreux recoins plus abruptes et sauvages, où les couleurs se fondent où se cognent à son calcaire blanc.

Une formation de céramiste, des détours par la création de costumes de théâtre et de vêtements, me donne ensuite cette envie, avec crayons et pinceaux, de modeler le paysage et sa profondeur.

Je m’y perds en contemplation, et le croque avec énergie, toujours sur le vif, avant les longues heures en atelier, où le souvenir épure et abstrait mon travail.
L’huile, l’aquarelle, le pastel, le fusain, les encres sont autant de matières qui sý prêtent.

De nombreuses années de partage de recherches plastiques avec les écoliers du Tarn-et-Garonne ont aussi nourri mon parcours et entretenu l’émerveillement.
Mes tableaux sont entrés dans Montauban par Le Pré de l’Estang en 2018, après de nombreuses expositions à Bruxelles, Cahors, Agen, Castelsarrasin (prix du jury au Salon d’Automne 2009), Moissac, Lauzerte, Roquecor, Saint Beauzeil, Saint Porquier, Beauville, etc...

Ils sont collectionnés en France, Belgique, Angleterre, Suisse, aux Pays-Bas et au Canada.

Bienvenue dans ce précieux coin du Tarn et Garonne, où le «  confinement  » n’est pas une punition... »

Du 6 au 29 janvier 2022

 

Artiste autodidacte, Serge-David Angeloff a découvert par hasard et par bonheur, l’univers onirique de Marc Chagall. Depuis il peint des portraits : expression à l’acrylique, à la gouache, au pastel de ces visages un jour rencontrés. Rencontres sereines, comme  Le Bédouin, au visage doux, croisé à Pétra en Jordanie ou plus inquiétantes, car son univers s’inspire également d’évènements dramatiques comme le génocide des Indiens, les gueules cassées de la guerre de 14-18 ou encore la Shoah. Aux côtés de ces visages souvent tourmentés, Serge-David Angeloff propose aussi une vision plus souriante, avec ses portraits de clowns hauts en couleur.

« J’aime les choses colorées, je me sers très peu de pinceaux, je préfère façonner l’œuvre avec mes doigts… »

Serge-David Angeloff, avec une grande force d’expression et un langage très coloré, nous propose de découvrir son travail à la Maison du Crieur.

Figurant au sein de la collection Cérès Franco, Serge David Angeloff a eu l’occasion d’exposer au Bazacle et au Musée d’art contemporain des Abattoirs de Toulouse, ainsi qu’à l’espace Eqart, à Marciac.

Du 3 au 31 décembre 2021

 

Souvent décrit comme un rural, un paysan quercinois, Cladel, plutôt dandy et sportif dans sa jeunesse, est un raffiné. Il veut à ses livres une élégance qui les distingue. Il n’en est pas un qui soit banal en apparences. L’un est imprimé sur papier bleu, l’autre est de format carré, pour l’un des encadrements vert chêne, pour l’autre au titre d’argent sur vernis noir.

C’est un peu par hasard que Christian Delpérié a découvert l’œuvre de Cladel dans les années 1980 en recherchant la nouvelle qu’il avait écrite pour décrire le Tour de France de son père bourrelier harnacheur du Devoir. De cette quête incessante, il a rassemblé toutes les éditions de romans et nouvelles de Cladel. Que cette exposition soit l’occasion pour les montalbanais, de donner plus de sens au nom de l’artère de la ville qui porte son nom.

Du 6 au 27 novembre 2021

 

Images de Pierre Marquès extraites du roman graphique publié avec Mathias Énard (éditions Actes Sud BD, 2013) 

Vingt ans après la guerre en ex-Yougoslavie, on demande à un artiste d’imaginer un monument aux morts qui ne soit «  ni serbe, ni bosniaque, ni croate. Quelque chose qui ne soit pas partisan. Qui prenne en compte les souffrances de tous les camps  ».

Mais comment faire quand tout a disparu ? Quand les histoires personnelles sont terrifiantes et la réconciliation impossible ? Quand il ne reste qu’une piste de bobsleigh avalée par la nature ? Un pont reconstruit pour les besoins de la circulation ? Des chaises vides ?

C’est alors que commence une traversée des ruines de cette guerre balkanique. «  Les souvenirs, les traces, les marques sur les façades, sur les visages... le passé devient la seule façon de voir le présent  ».

Pour ce livre dont le texte est signé par Mathias Énard, l’artiste Pierre Marquès a retravaillé à la gouache des photographies issues de ses voyages dans les Balkans et en Pologne. Une trentaine de planches originales seront présentées dans cette exposition.

Du 1er au 30 octobre 2021

 

Une exposition de costumes et d’accessoires fabriqués dans les ateliers du Théâtre du Capitole.

En partenariat avec le Théâtre du Capitole de Toulouse.  Dans le cadre du Festival Passions Baroques (1er- 10 octobre : concerts, spectacle, avant-scènes, conférence, rencontres, cinéma, bal baroque, actions pédagogiques jeune public…).

Festival organisé par Les Amis des Passions sous la direction artistique de Jean-Marc Andrieu.

Plus d'informations : les-passions.fr 

Du 2 au 25 septembre 2021

Depuis plus de 10 ans, Marie Arnaud collecte, récupère, arrache, découpe une multitude de papiers de tous types en privilégiant l’ancien, le vieux, celui qui a déjà une histoire, un vécu. Du plus loin qu’elle se souvienne, la collecte a démarré par les affiches de concerts, d’événements… ceux auxquels elle allait : du rock, du punk, du cirque, du théâtre de rue. Il y a également les vieux journaux, les vieilles tapisseries glanées dans les vides greniers, les brocantes et partout ailleurs...


Elle vient du milieu de l’imprimerie, environnement qu’elle adore mais à un poste qui ne lui convenait pas : infographiste. Après quelques années de salariats divers et variés et autres expériences professionnelles elle a eu la chance de faire sa première exposition à Montauban, dans le restaurant de Marie et Stéphane, « l’Étoile ». Montauban, qui lui fournit nombre d’affiches du Rio, cette salle qu’elle affectionne particulièrement.

Lorsqu’elle débute une toile elle ne sait absolument pas où elle va aboutir. Elle part d’une idée ou d’un élément graphique qui lui plaît dans ce qu’elle a collecté et puis elle le confronte à la tonne de papiers dont elle dispose. Naturellement des associations se créent, un univers ou une direction se dégage et petit à petit son tableau se construit.

Marie Arnaud qui vit et travaille à Rabastens dans le Tarn,  expose depuis 2010 d’Arcachon à Toulouse en passant par Bordeaux, Albi, Nantes, Revel, Lyon…

Du 5 au 28 août 2021

Micheline Boursiac Petit se forme aux Arts appliqués à Paris et aux Arts plastiques à Toulouse. Depuis 1972, elle enseigne les arts plastiques en collège et lycée à Montauban. En parallèle, elle a sa création personnelle qui l’occupe à plein temps depuis 2009, date de son départ à la retraite. Elle a exposé aux Châteaux de Bruniquel, à la Maison de la Culture de Benasque en Espagne (Aragon), à la galerie Claire de Villaret à Paris, à la Galerie Page à Biarritz, à l’ARSEAA St Simon à Toulouse….

«   Chez Micheline Boursiac-Petit, l’imaginaire a instauré le branle-bas de come-back permanent. L’art est ici contemporain des premiers regards de l’humanité sur le monde. Du temps où le regardeur participait du mystère sans chercher à le dominer. Micheline Boursiac-Petit, appartient à cette très ancienne famille d’artistes « chasseurs-cueilleurs  », d’avant la colonisation de la nature. Son oeuvre nous enseigne à passer du temps devant les choses ; à pratiquer la lenteur comme un savoir-vivre.
Un art du laisser-aller comme une clé vers la compréhension de soi.
 »
François-Henri Soulié

Du 3 au 31 juillet 2021

Christian André-Acquier vit et travaille à Montauban où il est né en 1945.Aprés avoir été chorégraphe, avoir composé de la musique, il s’est mis à l’écriture autour de trois œuvres de Bourdelle (le Monument de 1870, le Centaure et Pénélope) chaque fois accompagnées de films remarquables ! Mais son violon d’Ingres principal est et reste la pratique et l’enseignement de la sculpture au sein de l’Espace Bourdelle cette école dont il fut le Fondateur en 1998. Dans le cadre de cette association unique dans le Grand Sud, il a organisé plusieurs manifestations d’envergure telles les Rencontres européennes de Sculpture, le 150ème anniversaire de la naissance de Bourdelle et un Festival annuel de Sculpture.

La Maison du Crieur présentera au travers de l’exposition « Matière et Manière… » une rétrospective de sa création personnelle déjà exposée à Barcelone, Milan, Hanovre, Brême, Paris, Tokyo, aux USA et un peu partout en France où il reçut plusieurs Prix dont le Grand Prix des Métiers d’Art.

Nombre de ses créations font partie de collections privées et publiques dans le monde entier.

«  C’est l’élan qui est la loi suprême  » nous dit Bourdelle. C’est dans cet esprit que s’inscrit cette exposition retraçant près de 50 ans de création, nous faisant voyager entre figuration et abstraction au travers de matériaux nobles tels que le bois, le verre, le bronze et le marbre.

Du 2 avril au 12 juin 2021

Motivée par l’hétéroclisme générationnel de son public, Jessica Nodin présente une «  double-expo  ».

Un premier espace «  tout public  », #Devant, accueillera les curieux de tous bords et de tous âges pendant qu’un second, #Derrière, sera réservé à un public majeur, averti et vacciné - masqué suffira ! - préservant ainsi la sensibilité des plus jeunes.

En effet, abordant à travers ses dessins et installations, avec force, humour, érotisme, poésie, parfois même avec violence, différents sujets des plus actuels aux plus existentiels, des plus bouleversants aux plus absurdes, #Devant-derrière se propose être une exposition aussi ludique que tragique, presque pédagogique.

L’artiste sera présente durant l’événement afin d’échanger avec les visiteurs.

Née en 1983 à Montauban, diplômée de l’École Supérieure des Beaux Arts de Nîmes, Jessica Nodin est une artiste plasticienne pluridisciplinaire qui vit et travaille à Montauban.

Ayant toujours aspiré à devenir psy ou humoriste, c’est par le biais d’un certain sens de la bouffonnerie qu’elle crée en jouant avec les formes et les mots.

À la manière du «  fou de cour  », entre irrévérence, légèreté, érotisme, violence et humour noir, elle invite à la réflexion autant qu’elle essaie, parfois périlleusement, d’amuser la galerie...

Du 5 au 27 mars 2021

Programmée initialement dans le cadre de Mars en Danse 2021, temps fort de l’art chorégraphique dans la cité d’Ingres, et malgré le report de celui-ci, la Mairie a souhaité maintenir cette exposition pour rappeler son soutien, au travers de cette exposition, au monde de la culture et à ses actrices et acteurs.

"Chercher l'expression de la vie, et en particulier le mouvement, a toujours été le moteur de mon travail. La danse, en ce qu'elle est à la fois recherche de beauté, et d'expression des émotions par le mouvement, est donc un sujet idéal, inspirant et passionnant."
Délie Duparc

"Ancienne élève de l'Académie de peinture d'Henri GOETZ, mais possédant une excellente connaissance de l'anatomie humaine, Délie DUPARC détient autant de clés initiatiques qui témoignent de sa fascination du vivant et qui la définissent comme une artiste aussi complète que complexe (…). Artiste peintre et sculpteur, éminemment femme, elle nous livre une œuvre à son image : élégante, généreuse et sincère."
Marie-Laure MORET

www.delie-duparc.com

Du 4 au 28 février 2021

Diplômée de l’école des Beaux-arts de Toulouse, Hélène Schwartz vit et travaille en Tarn-et-Garonne. Ses créations sont inspirées de l’art du kirigami, nom japonais de l'art du coupage de papier (mot composé de kiru - couper - et de kami - papier).

Elle imagine, découpe et monte des sujets 3D en papier. Elle développe son activité de créations en papier avec des jeux (paper toys), des cartes animées (pop-up) des suspensions et des mobiles, des marionnettes, des scénettes et des kirigami de toutes sortes.

De ses nombreux voyages au pays du soleil levant, elle apprend à alléger ses oeuvres et à se concentrer sur la simplicité et la lisibilité de ses créations. Elle réalise également des modèles pour des magazines jeunesse (Wakou, Peppa Pig, Toboclic et Mobiclic entre autre) et anime régulièrement des ateliers pour les jeunes dans le département.

Du 6 au 30 janvier 2021

Le Paradoxe de Noé est un documentaire photographique de François Devos, né à la suite de la question de son fils aîné Stanisław : «  Papa c’est quoi une forêt primaire ?  ». 

En 1979, Białowieża, l’une des dernières forêts primaires d’Europe, est classée Patrimoine Mondial de l’Humanité. Le classement de ce site, âgé de plus de 10 000 ans, a imposé aux habitants certaines règles strictes. Certes une rare biosphère et des espèces menacées tels que le loup et le bison sauvage ont été sauvées, mais au détriment de l’espèce humaine. Les natifs ont accepté en grande majorité ces contraintes et se sont adaptés, revenant à un mode de vie traditionnel, car ils savent que c’est le seul moyen de préserver cet écrin naturel de la main de l’Homme. Ils vivent en harmonie dans cette forêt hercynienne sacrée. Mais seuls les anciens ont décidé de rester. Les jeunes sont partis vers d’autres horizons et un meilleur avenir financier. Le tourisme de masse se développe et remplace peu à peu la dernière génération des habitants de la forêt de la «  Tour Blanche  ».

Pendant trois ans, François Devos est parti à la rencontre de ces habitants, en compagnie de son fils, à la lumière d’un rare et vieux document daté 1912, réalisé par le dessinateur Antoni Kamieński (1860-1933), réunissant 14 planches illustrant le mode de vie dans cette forêt hercynienne sacrée.

Il a réalisé ses photographies auprès de cette dernière génération d’habitants, à l’aide de film noir et blanc et d’un appareil moyen format ancien, afin de continuer cet ouvrage et de comparer les modes de vies à des époques différentes.

François Devos

François Devos, dit «  Paco  », né en 1975, est un photographe indépendant français basé à Varsovie.

Il dessine depuis son enfance et étudie l’Histoire de l’Art. Depuis 2003, il réalise des documentaires photographiques sur les différents aspects de la Pologne. En tant que photojournaliste, il essaye de témoigner des différents événements en Europe.

Il crée la Piksit Factory, spécialisé dans la communication par l’image. Il est également contributeur pour le magazine Rolling-Stone France.

Il est membre de Hans Lucas et membre de l’Association Internationale des Journalistes et photojournalistes indépendants (New-York).