Maison du Crieur

Véritable lieu d’exposition et de rencontre au cœur de Montauban, la Maison du Crieur accueille le public pour des animations et des expositions.

Le lieu et son histoire

Le 2 rue Gillaque est un immeuble du 18e siècle conservant quelques beaux vestiges plus anciens, notamment une tourelle du 15e et une galerie du 17e, et donnant sur la fière et belle place Nationale. Si certains, plus âgés, se souviennent qu’il fut un hôtel-restaurant – « Le Toulousain » – très en vue dans les années 50, bon nombre de Montalbanais le connaissent pour la tête énigmatique qui orne l’un de ses angles et qui semble crier. Selon les dires de la tradition orale, c’est sous elle que le crieur public annonçait les prix fixés des marchandises et autres annonces légales.

Restauré par la Ville de Montauban, l’immeuble accueille aujourd’hui au rez-de-chaussée la Maison du Crieur, véritable lieu d’exposition et de rencontre.

En raison des mesures sanitaires en cours, la Maison du Crieur est fermée au public jusqu'au 19 mai 2021. La criée du samedi est également interrompue.

Le crieur

Chaque samedi à 11h44 (en référence à la date de fondation de la ville de Montauban en 1144) , le crieur annonce le programme culturel de la ville ! Il vous fera découvrir le patrimoine culturel de notre cité mais également sa malle !

Elle contient des objets au premier abord insolites ou mystérieux mais qui renvoient tous à une belle histoire montalbanaise. Petits et grands, le crieur vous attend !

Les animations

Conférences sur des thématiques diverses, ateliers pour les petits et les grands, mini-concerts organisés avec le Rio Grande (Scène de Musiques Actuelles de Montauban), rendez-vous artistiques avec les élèves du conservatoire de musique et de danse, livres et revues à lire sur place, une "trouvaille" mensuelle dans la vitrine...

Tout au long de l'année, de nombreuses animations sont proposées à l'intérieur et à l'extérieur de la Maison du Crieur !

L'exposition en cours

Jessica Nodin : #Devant derrière

Du 2 avril au 12 juin 2021

Motivée par l’hétéroclisme générationnel de son public, Jessica Nodin présente une «  double-expo  ».

Un premier espace «  tout public  », #Devant, accueillera les curieux de tous bords et de tous âges pendant qu’un second, #Derrière, sera réservé à un public majeur, averti et vacciné - masqué suffira ! - préservant ainsi la sensibilité des plus jeunes.

En effet, abordant à travers ses dessins et installations, avec force, humour, érotisme, poésie, parfois même avec violence, différents sujets des plus actuels aux plus existentiels, des plus bouleversants aux plus absurdes, #Devant-derrière se propose être une exposition aussi ludique que tragique, presque pédagogique.

L’artiste sera présente durant l’événement afin d’échanger avec les visiteurs.

Née en 1983 à Montauban, diplômée de l’École Supérieure des Beaux Arts de Nîmes, Jessica Nodin est une artiste plasticienne pluridisciplinaire qui vit et travaille à Montauban.

Ayant toujours aspiré à devenir psy ou humoriste, c’est par le biais d’un certain sens de la bouffonnerie qu’elle crée en jouant avec les formes et les mots.

À la manière du «  fou de cour  », entre irrévérence, légèreté, érotisme, violence et humour noir, elle invite à la réflexion autant qu’elle essaie, parfois périlleusement, d’amuser la galerie...

Les précédentes expositions

Du 5 au 27 mars 2021

«  Autour de la Danse  » de Délie Duparc

Programmée initialement dans le cadre de Mars en Danse 2021, temps fort de l’art chorégraphique dans la cité d’Ingres, et malgré le report de celui-ci, la Mairie a souhaité maintenir cette exposition pour rappeler son soutien, au travers de cette exposition, au monde de la culture et à ses actrices et acteurs.

"Chercher l'expression de la vie, et en particulier le mouvement, a toujours été le moteur de mon travail. La danse, en ce qu'elle est à la fois recherche de beauté, et d'expression des émotions par le mouvement, est donc un sujet idéal, inspirant et passionnant."
Délie Duparc

"Ancienne élève de l'Académie de peinture d'Henri GOETZ, mais possédant une excellente connaissance de l'anatomie humaine, Délie DUPARC détient autant de clés initiatiques qui témoignent de sa fascination du vivant et qui la définissent comme une artiste aussi complète que complexe (…). Artiste peintre et sculpteur, éminemment femme, elle nous livre une œuvre à son image : élégante, généreuse et sincère."
Marie-Laure MORET

www.delie-duparc.com

Du 4 au 28 février 2021

Découpage et pliage par Hélène Schwartz

Diplômée de l’école des Beaux-arts de Toulouse, Hélène Schwartz vit et travaille en Tarn-et-Garonne. Ses créations sont inspirées de l’art du kirigami, nom japonais de l'art du coupage de papier (mot composé de kiru - couper - et de kami - papier).

Elle imagine, découpe et monte des sujets 3D en papier. Elle développe son activité de créations en papier avec des jeux (paper toys), des cartes animées (pop-up) des suspensions et des mobiles, des marionnettes, des scénettes et des kirigami de toutes sortes.

De ses nombreux voyages au pays du soleil levant, elle apprend à alléger ses oeuvres et à se concentrer sur la simplicité et la lisibilité de ses créations. Elle réalise également des modèles pour des magazines jeunesse (Wakou, Peppa Pig, Toboclic et Mobiclic entre autre) et anime régulièrement des ateliers pour les jeunes dans le département.

Du 6 au 30 janvier 2021

Le paradoxe de Noé - Sauver une espèce au détriment d’une autre

Le Paradoxe de Noé est un documentaire photographique de François Devos, né à la suite de la question de son fils aîné Stanisław : «  Papa c’est quoi une forêt primaire ?  ». 

En 1979, Białowieża, l’une des dernières forêts primaires d’Europe, est classée Patrimoine Mondial de l’Humanité. Le classement de ce site, âgé de plus de 10 000 ans, a imposé aux habitants certaines règles strictes. Certes une rare biosphère et des espèces menacées tels que le loup et le bison sauvage ont été sauvées, mais au détriment de l’espèce humaine. Les natifs ont accepté en grande majorité ces contraintes et se sont adaptés, revenant à un mode de vie traditionnel, car ils savent que c’est le seul moyen de préserver cet écrin naturel de la main de l’Homme. Ils vivent en harmonie dans cette forêt hercynienne sacrée. Mais seuls les anciens ont décidé de rester. Les jeunes sont partis vers d’autres horizons et un meilleur avenir financier. Le tourisme de masse se développe et remplace peu à peu la dernière génération des habitants de la forêt de la «  Tour Blanche  ».

Pendant trois ans, François Devos est parti à la rencontre de ces habitants, en compagnie de son fils, à la lumière d’un rare et vieux document daté 1912, réalisé par le dessinateur Antoni Kamieński (1860-1933), réunissant 14 planches illustrant le mode de vie dans cette forêt hercynienne sacrée.

Il a réalisé ses photographies auprès de cette dernière génération d’habitants, à l’aide de film noir et blanc et d’un appareil moyen format ancien, afin de continuer cet ouvrage et de comparer les modes de vies à des époques différentes.

François Devos

François Devos, dit «  Paco  », né en 1975, est un photographe indépendant français basé à Varsovie.

Il dessine depuis son enfance et étudie l’Histoire de l’Art. Depuis 2003, il réalise des documentaires photographiques sur les différents aspects de la Pologne. En tant que photojournaliste, il essaye de témoigner des différents événements en Europe.

Il crée la Piksit Factory, spécialisé dans la communication par l’image. Il est également contributeur pour le magazine Rolling-Stone France.

Il est membre de Hans Lucas et membre de l’Association Internationale des Journalistes et photojournalistes indépendants (New-York).