Pourquoi un projet
d'aménagement ?
Montauban et le quartier de Bas-Pays étaient devenus,
il y a quelques années, la cible des convoitises
des promoteurs immobiliers qui vendaient des produits défiscalisés
type Besson, sans réflexion d'ensemble, contribuant
à créer de fortes pressions sur le marché
de l'immobilier en général et du foncier en
particulier.
Il était urgent de mettre fin à une
urbanisation non maîtrisée. La procédure
de Zone d'Aménagement Concerté a alors été
mise en œuvre, elle permet de maîtriser la localisation
et le contenu des programmes immobiliers, de les phaser
et de faire financer les équipements publics par
les promoteurs et les constructeurs. En parallèle,
la ville a procédé à une révision
simplifiée du Plan Local d'Urbanisme.
Pourquoi une ZAC
?
Grâce au PLU et à la ZAC, la ville a désormais
les moyens de contrôler son développement et
de créer à Bas-Pays un véritable poumon
vert pour mettre en place une politique de développement
durable, le tout dans la concertation. L'aménagement
en ZAC a, pour certains, une connotation négative
alors que c'est une procédure ancienne créée
par la loi d'orientation foncière du 30 décembre
1967, ayant très largement fait ses preuves : à
Montauban (ZAC d’Albasud), comme à Blagnac
par exemple.
La concertation
avant tout
L'agglo de Montauban a lancé la concertation
sur la ZAC Bas-Pays le 9 avril 2004 avec des parutions
d'avis d'information dans la presse locale, un affichage
sur voie publique et sur site, une mise à disposition
au service de l'urbanisme de la mairie de Montauban d'un
dossier d'information et d'un registre permettant de consigner
les observations des personnes intéressées,
les rencontres avec les élus, l'organisation de deux
réunions publiques le 22 octobre 2004 et le 10 février
2005 à la salle des fêtes de Saint-Hilaire
et, bien sûr, de multiples articles d'informations
dans la presse et le mensuel de la ville de Montauban. Le
registre d'observations a fait ressortir des remarques pertinentes
sur la voirie, les équipements publics, le boulevard
de contournement, que la ville a pris totalement en compte
dans le projet présenté par la SEMAEM.
La procédure ZAC fait la part
belle avant tout à la négociation avec les
propriétaires. L'enquête parcellaire s'est
terminée fin juin 2007. Pour l'instant toutes les
acquisitions réalisées ou en cours sont faites
à l'amiable.
Un projet avec des équipements
Le
complexe hippique régional
va s'appuyer sur les infrastructures
existantes de l'hippodrome des Allègres pour créer
un site unique dans la région où seront organisés
des événements équestres de prestige
(concours complets) mais aussi devenir un lieu central pour
toute la filière “cheval” de la production
à la commercialisation des semences en passant par
la formation. La ville a été sollicitée
par le Conseil du Cheval de Midi- Pyrénées
qui souhaite créer à Montauban ce qui existe
déjà à Bordeaux, un pôle hippique
régional. La plus grande partie du financement sera
assurée par le fonds Eperon, le conseil du cheval
et les collectivités. Le projet est porté
par le Centre Technique des Haras nationaux.
Un
golf 18 trous, le 1er du département
sera créé. Porté par des investisseurs
privés, il sera rétrocédé à
la ville à la fin des travaux. Il s'étendra
sur 50 hectares notamment dans une partie des bois du Prat
de Lestang. Ce bois, magnifique, peuplé de chênes
bicentenaires et propriété de la ville était
depuis de trop nombreuses années laissé à
l'abandon. Des paysagistes de la SEMAEM veillent à
préserver la qualité de cet espace vert, qui
sera débroussaillé, sécurisé
et mis en valeur par le parcours du golf.
Pour la ville, c'est un équipement
structurant pour le développement futur du quartier,
de la ville et de ce sport qui compte près de 380
000 licenciés en France. Et Pour répondre
à une demande de plus en plus croissante en matière
de “trous-écoles”, la Ville a effectué
des travaux d'amélioration du centre d'initiation
et d'entraînement au golf. Ce projet est la suite
logique du practice, qui voit ses adhérents augmenter
de façon significative, marquant l’intérêt
toujours plus grand des Montalbanais pour cette discipline.
Il permettra d'attirer et de fidéliser de nouveaux
golfeurs mais aussi les jeunes, en permettant de jouer en
grandeur nature. La Ville de Montauban a confié,
par délégation de service public, notifiée
le 16 juin 2007, la gestion de ce centre à la société
CouleurGolf.
Un quartier 100
% NATURE
Plus de 60 hectares d'espaces verts notamment le long du
grand Mortarieu seront créés : une coulée
verte traversera tout le quartier offrant de magnifiques
promenades ombragées aux marcheurs, joggeurs et cyclistes
et des aires de jeux aménagées pour les enfants.
L’aménagement de ces espaces verts permettra
de limiter l'écoulement de l'eau de pluie à
3 l/s par hectare, soit très largement au-dessus
des normes fixées par la loi sur l’eau et mettant
ainsi le quartier à l’abri de tout risque d'inondation.
Pour autant, l'eau ne manquera pas pour arroser le quartier
et ses équipements. En effet, les eaux retraitées
de la station du Verdié auront une deuxième
vie : au lieu d'être rejetées propres au Tarn,
elles seront stockées dans un réservoir à
Bas- Pays et irrigueront par des réseaux secondaires
le quartier et ses infrastructures.
Un
quartier 100% équipé
Des équipements
publics nécessaires
Dès la rentrée 2008, Bas-Pays
aura son école “écologique”.
Le groupe scolaire ouvrira ses portes à
la rentrée 2008. Coût : 3.2 millions d'€
TTC financés en majeure partie par la ville de Montauban.
L'école
sera chauffée par aérothermie avec plancher
chauffant à eau et la production d'eau chaude sera
réalisée grâce à des capteurs
solaires. Les matériaux utilisés seront durables
(structure métallique en profilé recyclable,
bardage bois). Les eaux pluviales seront récupérées
pour l'arrosage des espaces verts et une toiture végétale
assurera un confort été/hiver. Composée
d'un tapis de plantes précultivées (sédum,
vivaces, graminées), la végétalisation
de la toiture permettra une inertie participant au confort
thermique et la rétention d'eau.
Le groupe scolaire comportera 8 classes, une Bibliothèque
Centre de Documentation, cinq salles polyvalentes,
2 bureaux ainsi qu’une partie restauration articulée
autour d'un grand patio central ouvert sur l'espace de vie.
La cour de récréation sera le coeur de vie
de l'école et sera desservie par une coursive vitrée.
2 crèches seront construites.
Le grand âge aura aussi sa structure
avec d'ici un an ou deux, une maison de retraite implantée
en coeur de quartier.
La ville a souhaité avec la
SEMAEM et ses urbanistes, créer un pôle de
centralité et de vie, avec un coeur et une âme
: une place, une maison des associations, un centre médical,
des commerces de proximité verront progressivement
le jour faisant de Bas- Pays un véritable
quartier.”
Des cheminements
doux, une voirie, un boulevard urbain
L'opération d'aménagement
conduite par la SEMAEM consacre plus de 1,8 millions €
TTC, aux allées de la Poudrette à la voirie
et aux réseaux divers. “L'aménagement
de l'espace public constitue une obligation, un nécessaire
préalable au développement global d'un quartier”,
souligne la chargée d’opération de la
SEMAEM. Des allées seront plantées et d'ici
2009 les chemins de la Poudrette et de Lanis seront réhabilités
avec la mise en valeur des chênes. Les habitants pourront
s'y promener en toute tranquillité. Pour améliorer
le confort des automobilistes et le cadre de vie, tout le
quartier sera équipé de routes et trottoirs
nécessaires.
Autre quartier viabilisé, celui des
Allègres où le montant de la première
phase de travaux de viabilisation s'élève
à plus d'1.8 millions d'€ TTC, financés
par les constructeurs, avec l’aménagement d'un
parvis devant l'école du groupe scolaire constituant
un lieu de vie essentiel.
Bas-Pays sera traversé par le
Boulevard urbain ouest à vitesse
limitée, permettant une meilleure desserte du quartier
vers le nord et le sud de la ville. Cette route à
deux voies sera totalement intégrée dans l'environnement
grâce à un aménagement paysager et à
une liaison piétons-cycles.
Un habitat diversifié
et intégré à l'environnement
La mixité est privilégiée
avec de l'accession à la propriété
mais aussi du locatif. Dans un premier temps, ce sont 9
maisons à 100 000 € qui vont être
construites et une douzaine de lots entre 500 à
1000 m2 de maisons individuelles ; des logements intermédiaires
étant prévus vers 2009.
La première pierre du chantier
des maisons à 100 000 € a été
posée le 15 décembre 2007.
Bas-Pays est habité par de nouveaux arrivants, natifs
de la région mais aussi par de
jeunes Montalbanais qui ont décidé de rester
ici. Il était nécessaire de leur offrir des
maisons pour habiter mais aussi des équipements publics
à proximité.