Montauban Centre
Laissez-vous conter Montauban
au fil des siècles
Montauban
est née sur une colline dominant le confluent du
Tarn, du Tescou et du ruisseau Lagarrigue. Dans cette
région alluviale, les sols lourds et argileux apportés
par les inondations sont propices à l’agriculture.
Jouxtant la voie romaine qui relie Toulouse à Cahors,
Montauban est fondée en octobre 1144
par le comte de Toulouse Alphonse Jourdain. Construite
selon un plan géométrique avec des rues
tracées au cordeau aboutissant à une place
centrale, elle peut être considérée
comme la première des villes neuves médiévales
du Sud-Ouest. Au coeur de cette cité de brique
rose, la place réalisée en pans de bois
remplis de torchis devient dès la fin du XIIe siècle
et le début du XIIIe siècle un véritable
carrefour économique. |
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Au lendemain de la crise albigeoise,
grâce à la prospérité retrouvée,
la ville déborde de ses remparts et faute de place, les
nouveaux ordres religieux implantent leurs couvents hors les
murs. On construit le Pont-Vieux (1311-1335).
Il renforce le pôle d’attraction que devient Montauban
au cours du XIVe siècle. La peste noire et la guerre
de Cent Ans marquent la fin de cette période heureuse
de l’histoire de la cité.
Il faut attendre la seconde moitié du XVe siècle
pour qu’un nouvel essor économique permette la reconstruction de quelques demeures bourgeoises
dont certaines ont traversé les siècles. Au début
du XVIe siècle, l’intense vie culturelle de la
cité permet l’enracinement du calvinisme. Les
protestants occupent la ville, pillent et incendient
les édifices religieux dont les ruines sont employées
à renforcer les fortifications. Dès 1576, Henri
de Navarre qui séjourna à plusieurs reprises dans
la cité fait inclure dans les nouvelles murailles les
faubourgs de la ville qui s’affirme comme place
forte protestante jusqu’à l’Edit
de Nantes.
Bourgeoisies catholique et protestante cohabitent désormais
dans une ville devenue capitale régionale qui entame aux XVIIe et XVIIIe siècles une véritable
métamorphose. La démolition des remparts, la reconstruction
de la place, l’aménagement des quais et des cours
donnent à Montauban un visage classique tout en respectant
le parcellaire établi au Moyen Age.
La prospérité économique retrouvée
permet l’embellissement de la ville mais
le déclin de son industrie textile s’annonce dès
le XIXe siècle malgré l’implantation du
chemin de fer.
Montauban a su conserver au fil des siècles son
plan en damier et sa position carrefour au cœur d’une vaste zone rurale.
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