Étude
tableau
Saint Théodard
cathédrale Notre-Dame
place Franklin Roosevelt
Palissy
Ce tableau représentant saint Théodard est daté de la fin du 17e siècle. Il appartient à un ensemble de 5 tableaux offerts par Monseigneur Pierre de Bertier au chapitre cathédral alors installé en l'église Saint-Jacques. |
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I. HISTORIQUE
Ce tableau fut commandé avant 1673 par Monseigneur de Bertier pour orner l'église Saint-Jacques provisoirement érigée en cathédrale au lendemain des guerres de Religion. Il appartient à un ensemble de 6 tableaux réalisés par le même peintre ou le même atelier (saint Benoit, saint Jacques, saint Bernard, saint Théodard et saint Etienne, aujourd'hui disparu). Les tableaux furent dispersés à la Révolution et les toiles furent réclamées par les paroissiens lors de la réouverture des églises en 1796. C'est alors que les toiles représentant saint Jacques, saint Benoit et saint Bernard furent réinstallées dans l'église saint Jacques. Elles sont désormais installées dans la chapelle dédiée à saint Jacques. Les tableaux représentant saint Martin et saint Théodard sont actuellement conservés dans la cathédrale de Montauban
II. Description
La toile a été restaurée à une époque indéterminée du XIXe siècle. Le châssis d'origine est conservé dans sa quasi intégralité. Réalisé en bois résineux avec quatre écharpes et une traverse de renvort médiane. La toile est fixée dessus par un cloutage périphérique de semences et broquettes. L'ensemble souffrait d'une déformation d'angle en raison d'un défaut de tension. La restauration de la toile menée par Christian et Françoise Morin en 2004 en enlevant les multiples repeints et jutages a permis de retrouver la qualité originelle de la toile.
Saint Théodard est représenté avec de somptueux vêtements sacerdotaux. Au dessus d'une ample aube blanche dont les bords sont découpés et couverts de dentelle tombe une chasuble délicatement brodée de fleurs. Cette chasuble est rehaussée d'un large bandeau doré timbré de motifs circulaires présentant des scènes religieuses. Une étole brodée pend à son bras gauche
Tenant une crosse dans sa main droite, saint Théodard ouvre largement les bras tournant le dos au meuble sur lequel reposent sa mitre, un livre fermé et une croix de procession. Dans l'angle supérieur droit du tableau apparaîssent deux séraphins tandis que sur le flanc droit de la toile, un paysage se déploie avec à l'arrière plan, une église en construction. Dans l'angle inférieur gauche de la toile un parchemin portant l'inscription SANCTUS THEODARDUS tandis que les armoiries de Monseigneur de Bertier, évêque de Montauban (1652-1675) qui figurent : "d'or ou taureau effarouché de gueules, chargé en bande de cinq étoiles ou matras d'argent" timbrent l'angle inférieur droit de la toile.
III. interpretation
En l'état actuel des connaissances et malgré les travaux des conservation-restauration de la toile, l'artiste qui réalisa cette toile demeure anonyme. Il apparaît cependant clairement que l'oeuvre est le résultat du travail d'un artiste habile dans le traitement des couleurs. Les orfrois de la chasuble témoignent de la maîtrise d'un maître.
Ce tableau contraste avec les oeuvres présentant saint Jacques, saint Benoit et saint Bernard. Il est en revanche plus proche de la toile de saint Martin et il faut penser que la toile disparue de saint Etienne était dans la même veine.
Roland CHABBERT
juin 2005.
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