Étude
tableau
Vierge à l'enfant dite Notre-Dame du Tonneau
église paroissiale Saint-Jacques
62, rue de la République
Palissy
Cette toile représente une Vierge à l'enfant. Elle est traditionnellement connue sous le nom de Notre-Dame du Tonneau en raison de l'aspect particulier de la robe de la Vierge. |
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I. HISTORIQUE
Le tableau provient de l'ancienne chapelle Sainte-Catherine, autrefois située au milieu du Pont-Vieux et qui était la chapelle des mariniers du Tarn. On ignore tout de son origine mais il est probale que cette toile date du XVIIIe siècle, époque à laquelle Montauban est un port important. On sait que la chapelle avait été élevée en retrait, sur l'arrière-bec de la quatrième pile du pont et qu'elle avait été exigée lors de la fondation de la ville (1). Nous ne disposons d'aucun renseignement précis sur la chapelle qui fut détruite en 1828 lors de l'aménagement des trottoirs du pont Vieux. Cette démolition entraîna la dispersion des objets de la chapelle. Le tableau est donc transporté en l'église Saint-Jacques après cette date (2), époque à laquelle, il est probablement restauré (3).
Inscrit sur les inventaire supplémentaire des objets mobiliers en 1991, cette toile a fait l'objet d'un nettoyage et d'un diagnostic sanitaire en 2006.
Ii. description
La scène est dominée par la figure de la Vierge à l'enfant placée au centre de la composition, dans une niche en plein cintre soulignée par de puissants impostes devant lesquel pendent deux impressionnantes lampes.
La vierge et l'enfant portent une couronne fermée surmontée d'une croix. La vierge est recouverte par un manteau aux fllancs rebondis comme ceux d'une barrique. La robe, constituée de bandes horizontales alternant orfrois et broderies dorées s'évase progressivement depuis la tête de la vierge jusqu'à ses pieds. La main gauche de la Vierge sort maladroitement de la lourde robe pour soutenir l'enfant Jésus bénissant. Ce dernier est simplement vêtu d'un linge blanc et tient de sa main gauche le globe terrestre.
Autour de la Vierge et de l'enfant se tiennent Quatre anges. Au registre supérieur, deux angelots dénudés volent et présentent un coeur enflammé à la Vierge. En dessous, deux anges agenouillés sur des nuées et revêtus de robes rouge et de bleu, encadrent la Vierge, tenant chacun un cierge allumé. A la base de la composition, l'axe médian de la toile présente un frèle piédestal sur lequel sont posés deux coeurs couronnés.
La toile n'est pas d'une grande qualité artistique. Il apparait que la toile originale est difficilement observable puisque l'oeuvre a été rentoilée. Observable dans des lacunes de couche picturale vierges de repeints, elle semble de nature végétale (lin ?) et plus épaisse que celle de la toile de rentoilage (4).
La toile a été très largement repeinte. Plus de 50 % la surface de l’oeuvre couverte par des repeints. Ces derniers sont épais et sont posés, pour la plupart, sur des mastics de couleur ocre (visibles notamment en partie inférieure de l’oeuvre). Ces mastics ont été appliqués au moyen d’une spatule dont les traces sont visibles. Il sont largement débordants des lacunes qu’ils intègrent et les repeints qui les recouvrent sont également très large. Mastics et repeints ont été posés alors que l’oeuvre était vernie. Ils n’ont pour leur part, pas reçu de vernissage.
Le revers de l’oeuvre est très encrassé. Des toiles d’araignées sont
« collées » sur la toile. On note également des traces de coulées d’eau
anciennes principalement dans la partie basse. Il semble que cet
apport massif et accidentel d’humidité ait créé une adhérence entre la
toile et le châssis.
Iii. conclusions
Cette oeuvre est aujourd’hui dans un mauvais état de conservation. Toutefois, elle témoigne de la dévotion ancienne des marins de Montauban à la Vierge. Etant donné l'importante restauration de la toile et les puissants repeints visibles sur d'autres toiles de l'église Saint-Jacques (5), il est possible d'envisager le fait que l'ensemble des oeuvres disposées dans l'églises furent "restaurées" lors du réaménagement de l'église dans la seconde moitié du XIXe siècle.
Roland CHABBERT
juillet 2007

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