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Stèle, fontaine
à Emile Pouvillon

Montauban, jardin des Plantes, rue de l'abbaye

photo Palissy

René de Saint-Marceau (1845-1915) rend hommage à un poète originaire de Montauban : Emile Pouvillon, mené à la gloire par l'une de ses héroïne de roman, Ceyzette. Cette stèle fut édifiée en 1911.

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carré orange Note complémentaire

Cette stèle, comme son titre l’indique, rend hommage à Emile Pouvillon (1840-1906), poète montalbanais. Il fit ses études  à Paris, où il fréquenta le milieu littéraire. Après les Nouvelles Réalistes (1878), il écrivit son premier roman Ceyzette, qui fut couronné par l’Académie Française. Le personnage féminin représenté sur la stèle est Ceyzette qui élève le médaillon où figure son créateur. Comme le souligne madame de Saint-Marceau dans le journal qu’elle tenait : « une jeune fille s’élève dans les airs tenant dans ses mains un médaillon du poète. C’est Ceyzette qui mène son créateur à la gloire. »1. Ce bas-relief décrit bien l’ambiance du roman puisque Emile Pouvillon  y décrit la vie pastorale des petites gens, ce qui est ici traduit par la présence des moutons et l’allure de la jeune femme.

carré violet I. description

Cette stèle en pierre fait partie intégrante d’une fontaine. En bas-relief est sculptée un personnage féminin, vêtu d’une robe et d’un drap qui lui couvre la tête. La jeune femme porte dans ses mains un médaillon dans lequel apparaît le portrait d’un homme. La position qu’elle adopte donne l’impression qu’elle s’élève dans les airs, ses pieds quittant le sol. Dans le coin droit figure un arbre et aux pieds du personnage sont sculptés des moutons. attitude pensive, rêveuse.

carre violet I. interpretation

René de Saint-Marceau est un sculpteur du XIXe siècle. Il rend ici hommage à un enfant de Montauban, comme l’a fait Bourdelle avec Auguste Quercy. Le dix neuvième siècle fut riche en commémorations, célébrations de grands personnages, mais à Montauban, les représentations sont restées d’essence locale.

« On peut tout fait appliquer à l’œuvre du sculpteur René de Saint-Marceau la définition que donne en 1891 Albert Aurier du symbolisme :"œuvre idéiste, symbolique, synthétique, subjective, décorative." »2.

Influencé par Michel-Ange, René de Saint-Marceau se laisse par la suite toucher par le symbolisme et l’Art Nouveau.

Emilie Consolle, Roland Chabbert
octobre 2003

carre violet

(1). Journal de madame de Saint-Marceau, 22 août 1911, p.40. 
(2). Un sculpteur sort de l’oubli dans l’Estampille, mai 1993, p.76.



 
 

     
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