Étude Sculpture Wind Trio 4 M Montauban - faubourg du Moustier Note succinte Cette sculpture qui fut réalisée par Guillaume Roche en 2001 se situe au centre du giratoire de la Chambre du Commerce. Elle a été acquise par la ville de Montauban au lendemain des rencrontres européennes de sculpture. | |  | Note complémentaire Cette acquisition de la municipalité entre dans une volonté d’amener la population à la création contemporaine. Les nombreuses sculptures placées dans l’espace public y participent. Ici, elle consiste dans l’utilisation d’un matériau moderne et "pauvre" qui sensibilise le public à une nouvelle sculpture qui n’est plus forcément faite de marbre en taille directe. description L’allure générale de l’œuvre semble représenter des flamands roses. Il y en trois : trois têtes, trois paires de pattes et un même corps. Les oiseaux adoptent tous trois différentes postures dans le maintien de leur cou et de leur tête : l’un a le cou penché vers l’avant, plutôt vers la droite ; celui du milieu montre une allure fière et regarde devant lui ; le troisième se retourne vers l’arrière, sur la gauche. Cette sculpture monumentale est en métal, elle présentes de fines lignes qui dessinent les flamands. analyse Le fait que ces trois oiseaux se partagent un même corps confère du mouvement à l’ensemble, à l’idée des dessins que l’on anime en tournant les pages très vite. Les flamands adoptent trois attitudes différentes, trois solutions possibles face à l’attaque du vent : l’un se met en position, prêt à l’attaque, le cou tendu pour fendre l’air ; le second lui lance un affront et dresse son cou de manière arrogante ; le dernier s’avoue vaincu et se replie en arrière. Ces attitudes, aussi différentes qu’elles soient, s’appliquent toutes à l’homme à un moment donné de sa vie face aux divers souci qu’il est amené à rencontrer. « L’idée directrice de cette composition est reliée au thème de la lutte. Tout d’abord avec le vent […]. Ensuite cette lutte exprime plus largement une idée de nos positions par rapport à tous les conflits que nous côtoyons près de nos et plus loin. ».. Cette œuvre monumentale reflète justement la recherche de l’artiste. Le mouvement se ressent dans ses traits parfois à peine esquissés, comme dans un croquis. Il joue sur les pleins et les vides, les courbes et les lignes et ses sculptures sont en déséquilibre. Cet art peut être rapproché de Gargallo, qui l’a notamment influencé, ainsi que de « l’écriture métallique » utilisée par Picasso avec, par exemple, son Hommage à Apollinaire ou encore Calder et sa Joséphine Becker. Guillaume Roche définit ainsi son travail : « Mon travail s’inscrit dans une recherche figurative monumentale, dans l’expression du mouvement et de la légèreté au travers de figures semi-opaques où les silhouettes peuvent se combiner et défier la gravité. ». Émilie Consolle - Roland Chabbert novembre 2003 |