Étude Sculpture Passage 2000 Montauban - boulevard Hubert-Gouzes. Note succinte Cette porte monumentale symbolisait l'histoire de Montauban par des symboles incisés dans des plaques d'ardoise. Réalisée par Serge Martin-Robin (né en 1943) en décembre 1999, pour célébrer le passage à l'an 2000, elle estaujourd'hui détruite. | |  | Étude complémentaire Cette porte monumentale symbolisait l’histoire de Montauban, les évènements et les personnages qui ont créé son identité. De plus, l’emplacement rappelait l’une des portes d’entrée de la ville. Une face avait été volontairement laissée vierge pour que les successeurs de l’artiste puissent continuer à relater l’histoire de Montauban. A l’aube du troisième millénaire, ce monument montrait ce que la ville était devenue. Ce monument s’ouvrait sur l’avenir puisqu’une face était restée vierge, de manière à ce que d’autres évènements et hommes viennent accroître la richesse de la cité. Les stries en forme de croix incisées sur la pierre symbolisaient la ville et les carrefours dont elle se compose. De tout temps, les hommes ont célébré les grands évènements par des portes et des arches. description
Cette porte monumentale sous laquelle les promeneurs pouvaient passer se composait de onze blocs de pierre blanche (pierre d'estaillades). Une face s’ornait de plaques d’ardoise incisées, tandis que l’autre était restée vierge. Les onze plaques portaient chacune un motif. Sur le fronton se trouvaient les armes de Montauban. Le pilier droit comportait deux plaques, l’une avec l’archer d’Héraclès, l’autre avec le violon d’Ingres. Le pilier gauche était doté de trois croix : catholique, protestante et occitane. L’extérieur du pilier droit comportait une plaque qui traitait des quatre cents coups de canon tirés en 1621 sous les ordres de Louis XIII. L’extérieur du pilier gauche comportait quant à lui une plaque se référant à Olympe de Gouges. Enfin, sur le socle étaient placées trois plaques où été inscrits les mots Liberté, Egalité et Fraternité, mots d’ordre de la République. De nombreuses stries, sorte de ligotage, animaient la pierre. analyse
Trois artistes ont été retenus pour ce projet : Redoulès, Duchein et Martin-Robin mais seul ce dernier proposait de terminer le monument pour le trente et un décembre 1999. Martin-Robin a réalisé à grande échelle une œuvre issue de ses recherches sur les strates, totems et autres "signaux magiques". Cette porte qui contait l’histoire de Montauban a été détruite durant la nuit du onze au douze décembre 2002, lors de violentes manifestations. Emilie Consolle, Roland Chabbert janvier 2004  |