Étude Sculpture Harmonie Montauban - Bibliothèque municpale Antonin Perbosc - 2, boulevad Edouard-Herriot. Note succinte Ce mystérieux totem qui s'impose par sa majestueuse verticalité et par les appels qu'il nous adresse, a été réalisé en 1996 par serge Martin-Robin (né en 1943) et se situe dans le hall d'entrée de la bibliothèque. | |  | Étude complémentaire Avant de se nommer Harmonie, cette œuvre s’intitulait Cantate. Elle appartenait à un ensemble de trois sculptures. Cette œuvre adopte un caractère musical et peut faire référence à un piano. En effet, les ciselures présentes sur les côtés seraient le rappel du clavier ; la forme allongée de la sculpture rappelant une montée chromatique. Le second titre donné par l’artiste rappelle le parfait équilibre qu’elle dégage. Les ciselures font références aux liens, entrelacs, ou autres ligatures. Le rond de marbre noir incrusté sur la face de la sculpture fait référence à l’œil qui observe, qui conjure du mauvais sort, mais il est aussi un rappel nostalgique de ce que l’artiste travaillait auparavant. Cette oeuvre a été achetée par la Ville de Montauban en 1987, suite à une exposition de l'artiste et sur sa proposition. description Cette œuvre se présente sous la forme d’un totem. Une bande de couleur noire sépare verticalement en deux le reste de la sculpture de couleur blanche. La sculpture est placée sur un socle en marbre. La face de la sculpture est lisse tandis que ses côtés sont ciselés, donnant naissance à des formes striées et à des ouvertures. L’idée de progression, d’étirement se ressent dans l’évolution des formes. Au sommet de la sculpture est placée une sphère de couleur noire. analyse Cette œuvre résulte d’une seconde recherche menée par l’artiste. En effet, avant de travailler les "strates", Serge Martin-Robin a réalisé des œuvres rondes, voluptueuses, jusqu’à obtenir la sphère parfaite, c’est pourquoi il s’est intéressé à d’autres formes. Serge Martin-Robin a réalisée une sculpture qui se nomme Totem, qui se trouve au Conseil Général, et qui reprend les mêmes caractéristiques qu’Harmonie, avec cette incrustation quasi systématique d’une pierre noire. Serge Martin-Robin creuse la pierre en surface en prenant soin de toujours la respecter. Il magnifie le matériau, l’anoblit en lui conférant du mystère. Comme le remarque Paul Duchein, « Serge Martin-Robin est un sculpteur sans gesticulations, un sourcier des forces lapidaires qui dorment dans le bloc, il les réveille en creusant quelques signes à la surface et participe ainsi à une sorte de cérémonie incantatoire. »1. Il ajoute que « De façon générale, les pierres dressées imposent, au-delà des temps, le même sentiment magique qu’elles doivent à leur verticalité majestueuse et aux appels qu’elles nous adressent (…). »2. Emilie Consolle, Roland Chabbert janvier 2004  1. Paul Duchein, Les signaux magiques de Martin-Robin dans La Dépêche du Midi, p.15. 2. Idem, ibidem. |