Étude Statue Aurore Montauban - avenue Marcel Unal Note succinte Cette jeune femme nue, aux lignes puissantes, vous acceuille à votre entrée dans la ville. Cette sculpture a été réalisée par Flavio De Faveri (né en 1930) en 1990 et se situe vers les quartiers est de la Ville. | |  | Étude complémentaire Parmi les sculptures qui embellissent le domaine public montalbanais, plusieurs sont l'oeuvre de Flavio de Faveri. Cet artiste s'est vu sollicité à de nombreuses reprises par les collectivités locales. Outre le buste d'Adolphe Poult et les sculptures qui ornent le collège Bourdelle, les oeuvres de De Faveri sont présentes dans la cité depuis la fin des années 1960. Les différentes commandes que Flavio De Faveri s’est vu attribuées montre que Montauban mène de longue date une politique culturelle de soutient aux artistes locaux. historique Commande de la ville en 1990, ce bronze est issu d'un moulage d'un original en noyer qui a obtenu en 1960 le prix de la Quinzaine d'Art en Quercy. description Cette sculpture figure une jeune femme nue, les cheveux attachés en arrière et les bras repliés derrière la nuque. Elle adopte un léger déhanché qui lui confère une allure raffinée. Son corps est massif et ses traits sont marqués. Le personnage féminin en bronze vient se poser sur un socle en brique. Un arc métallique surplombe l’ensemble. analyse Aurore reste fidèle à l’esthétique de De Faveri : ses traits sont marqués, son corps massif et ses lignes sont puissamment architecturées. Elle s'apparente à toutes ses autres figures féminines. Ce personnage féminin pourrait symboliser l’idée de renouveau et d’ailleurs, un journaliste se demande si Aurore serait « le symbole d’une ville qui s’ouvre au soleil levant »1. Il semblerait que sa venue soit pensée comme un embellissement d’un lieu plutôt gris et « hostile » : celui de la cité. En effet, ce même journaliste remarque que « Le choix de l’emplacement de cette sculpture élégante et racée est particulièrement heureux entre la cité des Pyrénées et la cité de l’agriculture ; elle y apportera un peu de cette qualité de la vie qu’est la vue d’une belle œuvre. »2. Comme l’explique Christian Ruby, « (…) une des fins essentielles du système de l’art public –sa fin pratique – consiste fort bien à fabriquer du liant politique entre les hommes, une doxa vive. Mais, malgré lui, les différents sociaux demeurent (…). »3. En effet, l’art public peut être pensé comme un facteur social qui pourrait unifier une population autour d’une mémoire collective, d’une identité. L’art peut être appréhendé comme une « vecteur de cohésion »4, comme la souligne Paul Ardenne. Emilie Consolle, Roland Chabbert janvier 2004  (1) Aurore dans Le Réveil, 9 décembre 1990. (2) idem (3) Christian RUBY, L’art public, un art de vivre la ville, collection Essais, La Lettre Volée, Belgique, 2001, p.20 (4) Paul ARDENNE, Ambiguïté de l’art public dans Beaux Arts Magazine, n°176, janvier 1999, p.11. |