Étude Sculpture La chaise de Madame Gonse Montauban - parvis d'Eurythmie Note succinte Cette oeuvre monumentale aux couleurs vives se compose d'éléments mobiles rappelant quelques épisodes de l'histoire de Montauban. C'est Paul Duchein (né en 1930) qui a réalisé cette œuvre en 2000. Elle se situe sur le parvis d'Eurythmie. | |  | Note complémentaire DESCRIPTION Cette œuvre monumentale se présente sous la forme d’une grande boîte en tôle sans fond. Plusieurs couleurs l’habillent : le bleu, le jaune, le rouge et le noir. Cette boîte renferme des oiseaux bleus (certains suspendus en haut, un autre posé sur la chaise noire), un arbre de couleur jaune, des sphères noires, et un petit soleil rouge. Les oiseaux suspendus en haut du cadre sont mobiles.
anayse Paul Duchein s’inspire du blason de la Ville tout en le revisitant. En effet, le saule en est un élément constitutif mais les fleurs de lys, symboles de la royauté, sont ici remplacées par des oiseaux pour inscrire l’œuvre dans son temps et lui donner une approche ludique. Paul Duchein a également mis dans sa boîte les célèbres boulets de canon, symboles de l’histoire de la ville, et un soleil qui rappelle le doux climat de notre région. Le titre, qui fait référence à un tableau de Jean Dominique Auguste Ingres, illustre le lieu de communication qu’est la salle polyvalente « Eurythmie ». En effet, la chaise était autrefois le symbole de la communication : les gens discutaient avec leurs voisins assis devant leur porte. Cette œuvre représente bien le travail de Paul Duchein même si cette boîte adopte une échelle nettement plus importante que le reste de sa production. Il crée des boîtes qui renferment toutes sortes d’objets récupérés ça et là, qu’il assemble suivant la thème envisagé. Paul Duchein fouille, s’amuse à se constituer un trésor ; il regroupe des objets en les détournant de leur fonction première pour créer de l’insolite et du merveilleux. Il se rapproche en ce sens de la démarche surréaliste. Cette boîte là, Paul Duchein a tenu à l’appréhender comme un jouet (éléments mobiles, couleurs vives), tel un grand portique pour enfants. Le fait que certains éléments symbolisent l’histoire de la ville participe à nourrir notre mémoire collective. Ces œuvres monumentales, qui font référence ou non au passé, apporte une singularité à la ville, renforce son identité. Comme le remarque Guy Ahlsell de Toulza : « Rien de véritablement sacré dans ce théâtre de l’imaginaire où, sous un titre parfois « décalé » en forme de clin d’œil, des objets et des images découpées recomposent les pages du livre de notre mémoire. »1. Emilie Consolle, Roland Chabbert mai 2005.  (1) Paul Duchein, cinquante ans d’imaginaire, Musée du pays rabastinois, Rabastens sur Tarn, 1er juillet-30 septembre 2001, p.3. |