Étude Sculpture Stabile Un Montauban, avenue de l'Europe Note succinte Cette gigantesque structure en acier qui se déploie dans les airs peut évoquer pour certains un arbre, pour d'autre un engin spatial ou encore un drôle d'insecte. Elle fut réalisée par Christian De Cambiaire en 1996, pour le 850e anniversaire de la Ville.
| | | Note complémentaire
Cette structure a été commandée à l’artiste en 1996, à l’occasion du huit cent cinquantième anniversaire de Montauban. Christian De Cambiaire participa aux expositions organisées par Félix Marcel Castan intitulées «Mostra del Larzac». description Cette gigantesque structure à l’aspect quelque peu étrange peut évoquer pour certains un arbre, pour d’autres un drôle d’insecte ou encore un engin spatial. Elle se compose de plusieurs plaques d’acier aux larges stries, le tout cloué au sol en quatre points. Ces plaques découpées sont en fait deux éléments identiques qui se croisent en angle droit "le long d’une verticale passant optiquement par leur centre de gravité."1. Les quatre points d’attache sont orientés selon les quatre points cardinaux. L’ensemble est légèrement décentré afin de donner une impression de mouvement aux lignes. Paul Duchein parle d’ " une œuvre monumentale, fixée au sol par quatre points d’encrage » qui « se déploie vers le ciel comme un papillon posé au centre d’un giratoire."2. interpretation L’utilisation d’un matériau moderne comme l’acier pour une pièce d’une telle envergure prend sens dans le lieu où elle vit puisqu’il s’agit d’une zone d’activités industrielles. La sensation d’envol et de déploiement que la structure inspire symbolise peut-être le développement industriel que la ville connaît avec ce site. Comme l’explique Félix Marcel Castan, "c’est la découpe de l’acier brut qui prend sens, non le volume comme dans la sculpture traditionnelle. "3. Ces larges plaques sculptent le ciel, l’horizon et le paysage. Cette structure rappelle la « Sky-line » chère à l’urbanisme contemporain américain. Christian De Cambiaire recréé ici en trois dimensions ce qu’il fait sur ordinateur. Cette œuvre se rapproche de Calder et de ses Stabiles. Émilie Consolle - Roland Chabbert novembre 2003  (1) CASTAN (Félix Marcel), "Sculpter les vents" dans Stabile Un, Parc d’activités d’Albasud, Montauban, 1996, p.3. (2) DUCHEIN (Paul), "Le signal de Christian de Cambiaire" dans Stabile Un, Parc d’activités d’Albasud, Montauban, 1996, p.2 (3) voir note 1. |