Étude
Statue
Liberté
Montauban
Carrefour du Bicentenaire
Palissy
Cette allégorie de la
Liberté réalisée en bronze par Marc
Dautry fut commandée à l'artiste en 1989
à l'occasion du bicentenaire de la Révolution
Française. Elle prend place au centre du carrefour
dit du Bicentenaire. |
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I. HISTORIQUE
Cette sculpture a été commandée par la
Ville de Montauban au sculpteur Marc Dautry au dernier trimestre
de l'année 1988. Elle fut inaugurée le 2 décembre
1989, à l'issue d'un colloque sur le bicentenaire de
la Révolution Française. Cette oeuvre est
un moulage en bronze d'un original en noyer réalisé
en 1960 et qui obtint le prix de la Quinzaine d’art
en Quercy. C’est la seconde commande que la ville de
Montauban adresse à l’artiste.
iI. DESCRIPTION
Cette sculpture monumentale en bronze représente une
jeune femme, à demie nue, drapée au niveau des
hanches. Elle lève les bras au ciel. Son visage se
dirige également quelque peu vers les cieux. Ses cheveux
sont rejetés vers l’arrière sans doute
par le mouvement qu’effectuent son corps et sa tête.
La jeune femme prend appui sur sa jambe gauche, sa jambe droite
étant pliée, en appui sur la pointe du pied.
Elle adopte un fort déhanché, et une allure
plutôt dansante.
III. INTERPRéTATION
Marc Dautry a choisi de réaliser une allégorie
féminine symbolisant la notion de liberté. Traditionnellement,
la Liberté est représentée avec ses attributs
traditionnels que sont le spectre et le bonnet phrygien, comme
le représentation antique de la déesse Liberté.
Ici, la sculpture ne montre aucune idéologie républicaine.
Comme l’explique Maurice Agulhon, " la liberté,
en un sens, est l’essence de la République, elle
lui a fourni son emblème " (1).
La Liberté de Montauban « par son attitude,
exprimant à la fois l’élan et la grâce,
et par ses formes, harmonieuses et musclée, (…)
est une Marianne sans particule, sensuelle et aimable dès
le premier regard. » (2).
Marc Dautry pratique la gravure. Il grave au burin de très
belles femmes qu’il met en scène. Lorsque Marc
Dautry sculpte, c’est encore sur le corps humain qu’il
travaille, thématique qui lui est cher. "La Liberté,
c’est ce qu’il y a de plus important, c’est
le plus beau mot de la philosophie, de la morale, de la vie ;
pour moi, c’est synonyme de bonheur." (3),
c’est ainsi que l’artiste a appréhendé
sa sculpture. Pour lui, une œuvre d’art doit avant
tout être esthétique et rien ne vaut la beauté
du corps humain.
Emilie Consolle, Roland Chabbert
novembre 2003

(1). GULHON (Maurice), Marianne au combat
: l’imagerie et la symbolique républicaine de
1789 à 1880,Flammarion, Paris, mars 2001 (1979), p.21.
(2). Pierre MATHIEU, Le corps de la
Liberté dans La Dépêche du
Midi, 29 novembre 1989.
(3). idem, ibidem.
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