Etude
Sculpture
Bureau-sculpture
Montauban
Chambre d'Agriculture
130, avenue Marcel Unal
Palissy
Ce surprenant bureau-sculpture
réalisé en 1997 pour la Chambre d'Agriculture
par Christian André-Acquier est en totale adéquation
avec le lieu pour lequel il a été conçu,
évoquant les vallons des paysages ruraux du Tarn-et-Garonne.
le dialogue entre les différents matériaux
et leur confère une incroyable énergie. |
|
 |
NOTE Complémentaire
Outre les oeuvres employant le verre, la production de Christian
André Acquier présente également des
oeuvres en bois assemblées avec la technique du lamellé-collé.
Inventé dans les années quatre vingt, ce procédé
renvoie à une recherche auquel l'artiste s’est
adonné avant de passer au travail du verre.
I. HISTORIQUE
Cette œuvre est le résultat d'une commande publique
opérée par la Direction Départementale
de l'Agriculture. Elle prend place dans le hall d'accueil
de la Cité de l’Agriculture depuis 1997.
iI. DESCRIPTION
Cet élément sculpté en bois de sapin
constitue en réalité un comptoir d’accueil
aux formes vallonnées. Il est composé de larges
bandes de bois, ondulées, qui sont collées les
unes aux autres par la technique du lamellé-collé,
technique largement utilisée par l'artiste . La dernière
pièce de bois adopte la forme d’une pyramide
inversée, de ce fait, le reste du comptoir se compose
de forme en « V » de plus en plus creusées
et de plus en plus longues, ce qui donne à l’ensemble
l’allure d’une coupe stratigraphique.
La technique du lamellé-collé employée
par l'artiste consiste à assembler plusieurs lamelles
de bois sur lesquelles divers points de pression sont placés.
Ces derniers font apparaître des ondulations, des courbes
et ont pour conséquences de donner l'illusion que le
bois s'anime de façon naturelle.
III. INTERPRéTATION
L'artiste a donné à son mobilier une forme qui
s'adapte très bien à l'espace pour lequel il
a été conçu. Elle reprend le vallonnement
des campagnes, terrain d'étude de l'institution dans
laquelle elle se trouve. "puissance et légèreté,
force et fluidité : évocation métaphorique
de la terre et de l'eau (strates, vallons, terrasses, écoulement...)
(1) C'est ainsi que l'artiste définit
son œuvre. Par ce genre d’exercice, l’artiste
instaure un dialogue entre différents éléments.
En effet, traiter un meuble comme une oeuvre d’art,
en faire une véritable sculpture, lui confère
un double sens et permet ainsi l’alliance de deux univers.
De plus un véritable mouvement se crée, allant
de pair avec la vie végétale et permet au matériau
utilisé de retrouver sa vitalité d’origine.
Christian André Acquier parle "de rendre
le mouvement au matériau, de révéler
sa secrète souplesse, sa vitalité." (2)
Emilie Consolle, Roland Chabbert
novembre 2003

(1). Christian ANDRE-ACQUIER, petit catalogue
intitulé Présentation du travail, non paginé
et non daté.
(2). idem ibidem.
|