Étude
Retable, tabernacle et maître autel
église paroissiale Saint-Etienne de Sapiac
place du 22 septembre
Palissy
Originellement conçu pour la nouvelle chapelle des Cordeliers reconstruite à partir de 1646, cet ensemble fut transporté dans l'église de Sapiac au début du 19e siècle. Il orne encore aujourd'hui le choeur de l'église.
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I. Historique
L'église Saint-Etienne de Sapiac a recueilli une partie des oeuvres et du mobilier arrachés par les révolutionnaires au couvent montalbanais des Cordeliers, vendu en 1790 comme bien national. Ce mobilier date essentiellement des 17e et 18e siècles car la première 'église des Cordeliers avait été détruite lors des guerres de religion.
Le maître autel qui orne désormais le choeur de l'église est clairement identifié grâce à une quittance datée de 1709. Camille Daux signale que le grand tabernacle en bois a été exécuté par un sculptuer du nom de Sudria moyennant 460 livres, grâce au mécénat d'un Montalbanais appelé Antoine Dadine. Ce dernier était conseiller à la cour des Aides de Montauban, père spirituel et syndic du couvent des P. religieux de la Grande Observance de saint François.(1)
Ii. Description
L'autel tombeau monumental présente des formes galbées. Il est peint en faux marbre et porte sur la face avant l'emblème de l'ordre franciscain : la main de Dieu sortant des nuées qui croise celle de saint François marquée par les stigmates du Christ. Les angles de la table d'autel sont soutenus par deux chérubins.
Le gradin d'autel est orné d'un rinceau flanqué de deux têtes d'angelots. Au dessus est posé le grand tabernacle réalisé par Sudria en bois doré.
La porte du tabernacle est ornée d'un bas relief représentant le Christ en croix avec Marie Madeleine à ses pieds. De part et d'autre, quatre panneaux encadrés de colonettes torses portent des scènes de la passion du Christ : Jésus au jardin des Oliviers, la Flagellation, le Couronnement d'épines et la rencontre avec Véronique.
Sur le petit ciborium surmontant le tabernacle, on voyait le Christ sortant du tombeau, une croix à la main. Il a disparu récemment ainsi que plusieurs statuettes de saints franciscains d'excellente facture.
L'ensemble du retable est surmonté d'un impressionnant ciborium qui repose sur 6 puissantes colonnes ornées de chapiteaux composites. Ces colonnes disposées en arc de cercle sont elles mêmes soutenues par d'importants stylobates décorés de faux marbre. L'intérieur du ciborim montre un décor de roses dans un réseau de caissons.
Roland CHABBERT
novembre 2007

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