• Michel Fugain & Pluribus

    27 septembre à 20h30 Eurythmie

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Histoire de la ville

Ville d'Art et d'histoire

De son riche et tumultueux passé, Montauban a hérité d'un remarquable patrimoine architectural, dont la brique, omniprésente, lui vaut I'appelation de "plus rose des villes roses".

 

Le plan en damier - préfiguration des bastides - de la ville originelle, fondée en 1144, constitue aujourd'hui encore la trame urbaine du centre historique.

De l'époque médiévale, il ne subsiste ici que trois édifices :

  • l'église Saint-Jacques et son magnifique clocher octogonal à base fortifiée ;
  • le Pont Vieux, autrefois muni de trois tours, et ses sept arches ogivales, dont la construction fut ordonnée par le roi Philippe-le-Bel ;
  • la salle gothique du château comtal jamais achevé, actuelle "Salle du Prince Noir" du Musée Ingres.

 

L'apogée économique des XVIIème et XVIIIème siècles, qui suit la période trouble des guerres de religion au cours de laquelle Montauban s'illustre comme place forte du protestantisme français, est I'occasion d'une reconstruction générale et du développement des faubourgs.
De cette époque faste, le centre de Montauban - peu modifié au cours du XIXème siècle, pour des raisons économiques - tire son extraordinaire unité.

Servis par une brillante culture architecturale, édifices civils et religieux rivalisent de splendeur :
la Place Nationale, sa double rangée d'arcades et ses façades harmonieuses ; le Palais des Evêques ; le Collège des Jésuites ; les Hôtels Particuliers des riches bourgeois et, exception symbolique de pierre et de cuivre, la Cathédrale, affirmation de la reconquête catholique et royale.

Son dynamisme aujourd'hui retrouvé, Montauban nous invite à flâner le long de ses rues à la découverte d'un patrimoine dont l'éclat, est régulièrement ressuscité par d'heureuses opérations de restauration.

Création de la ville

Montauban a été fondée par Alfonse Jourdain, Comte de Toulouse, en 1144. Il lui donna le nom de Montalba, le "Mont des Saules" ou "Mont Blanc", par opposition au nom de l'abbaye voisine de Montauriol, le "Mont Doré". La ville fût construite, comme toutes les bastides, sur un plan régulier dont les rues coupées à angle droit se rejoignent au coeur de la ville sous les "Couverts", l'actuelle Place Nationale. La charte de 1135 donne une municipalité annuelle à la ville. Tentée par le catharisme, Montauban reste fidèle au Comte de Toulouse, lors de la croisade contre les Albigeois, malgrés une période d'occupation par Simon de Monfort.

 

La seconde moitié du XIIIème siècle est une époque de prospérité qui confirme l'essor commercial déjà pprésent au XIIème siècle: Le riche bourgeois Guillaume Amiel commerce avec l'angleterre, et les marchands montalbanais sont en relation avec les foires de Champagne.
C'est alors que sont lancés de grands travaux publics : l'église Saint-Jacques achevée en 1280 et le Pont Vieux bâti de 1304 à 1335. Au début du XIVème siècle, Montauban est en pleine expansion économique. La guerre de Cent Ans et le peste noire vont freiner brutalement cet essor. "Clef de Pays et chef de duché de Guyenne", Montauban est une ville frontière qu'Anglais et Français vont se disputer aprement. Dès 1368, la ville, à nouveau française, ne garde plus qu'un souvenir de l'occupation: la belle salle du Prince Noir aux immenses voûtes d'ogives situées dans l'actuel Musée Ingres.

 

A partir de 1561, au temps des guerres de religions, la ville devient une des capitales du protestantisme français avec La Rochelle. Henry de Navarre, le futur Henri IV, y fera de fréquents séjours. La ville affirme sa grandeur en reconstruisant à partir de 1614, les couverts de la belle Place Nationale. mais, en 1629, après la prise de La Rochelle, Montauban doit se soumettre: Richelieu entre dans la ville et rétablit le culte catholique à l'église Saint-Jacques.

La ville devient alors une capitale régionale, chef-lieu d'intendance en 1633 et d'un tribunal des Finances, la cour des Aides en 1661. Elle atteint son apogée économique au XVIIIème: minoteries, tissages de la soie et de la laine.

Elle compte alors 30 000 habitants face aux 48 000 toulousains. Pourtant, il faudra attendre 1808, pour que Napoléon crée un nouveau département, le Tarn et Garonne, dont Montauban devient le chef-lieu.

La ville qui a connu au XIXème siècle un déclin industriel, est demeurée un centre administratif et agricole. Patrie d' Ingres et de Bourdelle, ville d'art et de culture, souriante cité de briques roses, Montauban voit ses vieux quartiers restaurés, sa population augmenter et de nouvelles implantations naître, saisissant les opportunités économiques de sa position de carrefour régional et européen.

   

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